[@RT Flash] Lettre n°302 du 17 au 23 septembre 2004
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Sommaire
- Information & Communication
- Objectif, un accès internet pour 96 % de la population française
- Une technologie plus rapide que la 3G
- Un nouveau record de vitesse battu sur internet
- Les téléphones mobiles s'offrent des gigas de mémoire
- La télévision numérique lorgne les combinés mobiles
- Intel fait l'éloge de la technologie sans fil WiMax
- Un terra-octet sur un DVD holographique
- L'informatique diffuse investit le quotidien
- Matière & Énergie
- Espace & Cosmologie
- Sciences du vivant
- Mélanome : de nouvelles pistes thérapeutiques
- Cancer du sein : vers une radiothérapie diffuse
- Cancer de prostate : une voie prometteuse
- Cellules souches: avancée importante contre la mucoviscidose
- Graisses du sang: un dépistage avant 20 ans pour sauver des vies plus tard
- Découverte du gêne liant alcoolisme et dépression
- Génome humain : un nouveau phénoméne mutagène dévoilé
- Première lentille de contact implantable pour la myopie
- Neurosciences
- Économie numérique
Édito : Accès au haut débit : l’avenir passe par la combinaison intelligente et pragmatique des technologies
A l’occasion du CIAT du 14 septembre, le gouvernement a réaffirmé son objectif de permettre l’accès dans toutes les communes de France à l’Internet haut débit à l’horizon 2007 et d’offrir un accès à internet pour 96 % de la population française à la fin 2005.(voir dossier CIAT du 14-09-2004 (CIAT) et article du JDNet (JDNet). Selon France Télécom, 90% de la population française est connectable en haut-débit aujourd’hui. Un chiffre qui concerne essentiellement l’ADSL, la technologie d’accès la plus répandue dans l’Hexagone Selon France Télécom, un tel chiffre, qui devrait passer à 96 % à la fin de 2005, place la France dans le peloton de tête européen, voire mondial. Mais pour de nombreux observateurs, le taux de couverture réel serait plus proche de 70 %. En effet, si neuf lignes sur dix sont « raccordées » à un équipement ADSL, elles ne sont pas pour autant toutes capables de délivrer l’ADSL aux abonnés. C’est pourquoi les zones résidentielles, couvertes partiellement ou non par l’ADSL, se tournent de plus en plus vers des solutions couplant Wi Fi et satellite bi-directionnel pour accéder à l’Internet haut débit.
Il est vrai que cette technologie est séduisante car elle permet la desserte de petits groupes d’utilisateurs sur un territoire non équipé en infrastructures filaires. Ici, tout transite par le satellite qui fournit la liaison haut débit partagée entre les utilisateurs situés à proximité des bornes Wi-Fi qui servent de relais. Fort de ce constat, France Télécom mise sur cette solution afin de remplir ses engagements dans le cadre de son programme "le Haut Débit pour tous".(voir dossier du JDNet, http://www.journaldunet.com/dossiers/alternatif/).
L’opérateur historique a ainsi lancé une série d’expérimentations qu’il a entièrement financées, sur neuf sites (La Cavalerie, Méaudre, Neulise, Moustier Ste-Marie, Vernou-en-Sologne, Saint-Mamet, Estables, Romagne et Champagné-St-Hilaire), afin de tester cette technologie et d’en "finaliser le domaine d’emploi". Le résultat est une offre baptisée "PackSurf Wi-Fi", qui sortira en octobre 2004. En attendant, France Télécom répond aux appels d’offres des collectivités par des solutions sur mesure. Le Conseil général de l’Allier et la commune du Montet, 500 habitants, n’ont pas, pour leur part, attendu l’opérateur français pour disposer du haut débit. Cette initiative, lancée en 2003, a été portée par le Conseil général en partenariat avec la commune. Celui-ci a monté un projet conforme au protocole de l’ART, pris en charge le coût de l’infrastructure (20.000 euros) à 50 %, et fait financer le reste à 25 % par le FEDER (Fonds européen de développement régional) et 25 % par le FNADT (Fonds national d’aménagement et de développement du territoire). Enfin, c’est la société Equal qui a fourni la connexion à haut débit, tandis que l’installation a été réalisée par la société Ineo Infracom. Le premier objectif de ce chef-lieu de canton, le plus petit de France, était de valider la faisabilité technique de la formule.
Selon Patrice Lamy, chef de projet à l’aménagement numérique du territoire au niveau du département : "Cela fonctionne bien, mises à part quelques micro-coupures." Le débit atteint 1024 kb/s en montant, et 128 kb/s en descendant. Le deuxième objectif était de mesurer la reproductibilité du modèle. Sur ce point, Patrice Lamy exprime clairement ses réserves. "On ne peut pas reproduire cette expérimentation. Premièrement en raison de son coût : pour monter une antenne, l’investissement est de 15.000 à 20.000 euros. Deuxièmement, pour des raisons géographiques : il suffit d’être derrière un mur ou un rideau boisé pour être non éligible. Enfin, le fait que le débit soit mutualisé entraîne des risques de monopolisation de la bande passante par quelques utilisateurs non respectueux de leurs voisins." C’est pourquoi, à la fin de son contrat qui arrive a échéance à la fin du mois d’octobre 2004, Le Montet a décidé d’opter pour l’ADSL de France Télécom. Alors que 10 abonnés étaient concernés par l’expérimentation satellite (leur nombre avait été volontairement limité), 10 % de la population s’est déjà raccordée à l’ADSL pour le même prix, à savoir 30 euros par mois. Le bilan de France Télécom est sensiblement différent. Alors qu’il équipait une trentaine d’utilisateurs par commune en moyenne, dont 60 % de particuliers et 40 % d’entreprises, l’opérateur a mieux géré la problématique de partage de la bande passante car il a pu réaliser les investissements nécessaires.
"Pour la gestion des heavy users, qui utilisent le peer to peer, il a fallu mettre en place des mécanismes de priorisation des flux afin d’assurer l’équité au niveau du village", explique Jean-Pierre Savi, responsable du pôle marketing produit pour les collectivités locales chez France Télécom. A grande échelle, France Télécom envisage par ailleurs de devenir multi-technologies. Même son de cloche au conseil général de l’Allier qui doit annoncer en septembre le nom du délégataire retenu pour aménager le département. "Il sera multi-technologies", affirme Patrice Lamy. Si, à la fin de la période d’expérimentation dans l’Allier, conclue pour un an renouvelable six mois, l’ADSL n’est toujours pas disponible dans la commune, France Télécom maintiendra son service en réexaminant les conditions financières. A l’heure actuelle, quand l’opérateur répond à un appel d’offres, l’investissement pour la collectivité locale est compris entre 15.000 et 40.000 euros. Il semble toutefois que le couplage satellite Wi-Fi ne soit pas la panacée. "Nous travaillons aussi sur le Wimax, qui offre plus de couverture et un meilleur débit que le Wi-Fi", déclare Jean-Pierre Savi. Le Wi-Fi vient toutefois de combler une importante lacune en matière de sécurité puisque la Wi-Fi Alliance vient de certifier les premiers produits Wi-Fi qui intègrent la norme 802.11i de l’IEEE.
Mais, à partir de 2005, le Wi-Fi devrait être sérieusement concurrencé par une autre technologie l’UWB (Ultrawideband). En cours de normalisation, l’UWB permet la transmission à très haut débit de données par les ondes radio et devrait d’ici la fin de l’année, intégrée à de nombreux appareils électroniques. Telle est en tout cas l’ambition de Freescale Semiconductor, filiale de Motorola (Illinois). Les essais de cette société avec l’UWB lui ont permis d’atteindre des débits de l’ordre de 110 Mégabits /sec, une performance bien supérieure aux autres types de communications sans fil actuellement sur le marché (100 fois plus que le Bluetooth et le double du WiFi). En outre, si la portée UWB demeure faible (environ une quinzaine de mètres), le WiMax présent le grand avantage de traverser sans difficultés murs et obstacles physiques, ce qui n’est pas le cas du Wi-Fi. Le WiMax quant à lui est une technologie hertzienne, qui comme le Wi-Fi utilise la boucle locale radio (BLR) mais son débit est bien supérieur, de même que la portée de ses antennes. Des utilisateurs situés derrière un rideau d’arbres, par exemple, ou hors de la ligne de vue de l’antenne, peuvent donc se connecter. Par ailleurs, les fréquences utilisées ne sont pas les mêmes : 2,4 GHz pour le Wi-Fi, 5,86 GHz (sans licence), 2,5 GHz et 3,5 GHz (avec licence) pour le WiMax. Enfin, côté performances, une station de base permet d’émettre et de recevoir dans un rayon de 20 à 30 Km en ligne de vue, et de 6 à 10 Km hors ligne de vue, selon Rémy Prin. Quant au débit, il atteint environ 12 Mb/s. Le WiMax a actuellement le vent en poupe et pourrait bien constituer le chaînon manquant entre Wi-Fi, d’une part, et ADSL et câble, d’autre part.
Intel ne s’y est d’ailleurs pas trompé et vient de dévoiler sa première puce à large bande sans fil pour produits WiMAX. Ce nouveau composant sans fil est le premier qui supporte le standard 802.16-2004, un standard qui s’impose de plus en plus et qui offre une connectivité à large bande à des vitesses équivalentes à celles de l’ADSL, sur de plus grandes distances (jusqu’à 50 kilomètres). Dans le cadre du programme Territoire numérique expérimental, le Pays des Vals de Saintonge (Charente-Maritime), met en oeuvre un projet visant à développer un réseau sans fil avec cette technologie émergente : le WiMax. Les stations de base, d’une portée de 9 Km, communiqueront avec des antennes clients qui "arroseront" chacune entre 20 et 30 abonnés. Dans un premier temps, l’expérimentation sera limitée à 35 équipements clients, soit environ 120 postes utilisateurs, dont une majorité de PME. Une station de base équipée représente un investissement de 15.000 à 50.000 euros. Quant à l’équipement client, son prix varie entre 500 et 1.000 euros. Au total, l’expérimentation, prévue pour durer 6 à 8 mois, est dotée d’un budget de 150.000 euros, financé à 50 % par des fonds européens, à 25 % par la région et l’Etat, et à 25 % par le Pays. Le déploiement, prévu à l’horizon 2006, devrait requérir 6 à 7 stations de base.
Mais une autre technologie prometteuse pourrait bien venir brouiller encore un peu plus les cartes en matière d’accès au haut débit, les courants porteurs en ligne ou CPL (voir article du JDNet (journaldunet).
C’est cette technologie qui est actuellement expérimentée pour amener l’Internet à haut-débit sur le plateau du Vercors qui regroupe dix mille habitants. Un projet d’expérimentation auprès de la population a démarré courant octobre 2003 à Autrans et Lans-en-Vercors, en partenariat avec EDF, Eutelsat et Infosat. Dans ces deux communes deux paraboles pointées vers le satellite Atlantic Bird2 d’Eutelsat fournissent chacune une bande passante de 2 Mbit/s descendants et de 512 Kbit/s montants. L’antenne est connectée à un poste électrique de moyenne tension par un boîtier de raccordement satellite et par un modem CPL, qui injecte les données dans le réseau électrique. Chaque abonné bénéficie d’un débit maximum de 512 Kbit/s dans le sens descendant, et de 128 Kbit/s dans le sens montant. « L’aspect asymétrique n’est pas lié au CPL mais au satellite", souligne Nicolas Guichard, responsable de ce projet. Les limites se situent aussi au niveau de l’infrastructure électrique.
Le CPL fonctionne mieux sur les lignes enterrées que sur les lignes aériennes, qui sont nombreuses dans le Vercors. De plus, toutes les habitations ne sont pas accessibles. « Pour remédier à l’affaiblissement du signal, nous avons, par endroits, placé des amplificateurs », mentionne Nicolas Guichard. Les abonnés en phase de test résident dans le centre-ville, dans un rayon de cinquante mètres du transformateur EDF. L’expérimentation se poursuit en attendant la phase de commercialisation qu’Infosat devrait mener. EDF, Eutelsat et Infosat envisagent d’ouvrir des services dans les communes regroupant au moins trente abonnés. « Si tout se déroule comme prévu, la commercialisation devrait commencer avant la fin 2004. Elle inclura peut-être des services supplémentaires, comme la voix sur IP. Les tarifs n’ont pas été fixés, mais les premières estimations se situent autour de 35 euros par mois », ajoute Nicolas Guichard. Le potentiel commercial du CPL semble réel en France. Outre les zones rurales non couvertes par l’ADSL qui représenteraient un marché de 14,4 millions de personnes en France, entre 10 et 15 % de la population résidant en zone urbaine, en l’occurrence les usagers situés loin des répartiteurs, serait une cible potentielle du CPL. Derniers éléments favorables au déploiement du CPL, dans l’Hexagone, la politique actuelle d’aménagement du territoire et le fait que les collectivités sont propriétaires du réseau basse et moyenne tension.
Ces différents projets et expérimentations en cours montrent que l’aménagement numérique du territoire et l’accès au haut débit pour tous passent non seulement par de nouvelles formes de partenariats entre partenaires publics et privés, Etat et collectivités locales, mais aussi par la mise en œuvre de solutions technologiques évolutives et formatées aux besoins spécifiques locaux. L’arrivée prochaine de l’ADSL2+, va permettre des débits allant jusqu’à 16 mb/s en descendant et 1 mb/s en ascendant. Un débit suffisant pour proposer aux particuliers en milieu urbain des offres globales comprenant l’internet haut débit, le téléphone sur IP et la télévision numérique via le Net. Mais en dehors des zones urbaines, l’accès au très haut débit pour les entreprises et les foyers, intégrant l’internet le téléphone sur IP et la télévision numérique, passera obligatoirement par des combinaisons technologiques intelligentes et évolutives, associant le câble, l’ADSL, la BLR (Wi Fi, UWB et WiMax), les CPL et le satellite.
L’utilisateur, de plus en plus mobile, qu’il utilise son mobile, son assistant numérique, son smartphone ou son ordinateur portable, voudra pouvoir accéder à l’internet haut débit partout, en tout lieu, et surtout de manière totalement transparente du point de vue des technologies utilisées. Demain, lorsque nous accèderons au Net sur notre smartphone, que se soit pour lire nos courriels ou regarder une programme TV, ou surfer sur le Web, nous passerons, sans même nous en apercevoir, du Wi-Fi à l’UMTS, en passant par le bluetooth, le WiMax, l’UWB et sans doute d’autres technologies encore à venir. Dans ce contexte, la valeur ajoutée passera des réseaux et terminaux physiques aux logiciels qui devront gérer ces combinaisons technologiques complexes et aux services personnalisés « sur mesure », incluant le multimédia et la vidéo, auxquels nous pourrons enfin accéder en toutes circonstances. On peut déplorer la complexité et la diversité croissantes des solutions technologiques permettant l’accès à l’internet à très haut débit mais il s’agit du prix inévitable à payer pour répondre de manière rapide, adaptée, et au meilleur coût, à l’explosion quantitative et qualitative des demandes et besoins individuels et collectifs en matière numérique.
René Trégouët
Information & Communication
Objectif, un accès internet pour 96 % de la population française
Le gouvernement a fixé mardi comme objectif un accès à internet pour 96 % de la population française à la fin 2005. Le comité interministériel pour l’aménagement et le développement du territoire (CIADT) réuni à Matignon a souligné que l’accès à internet à haut débit pour tous "constitue un enjeu essentiel" à la fois pour l’attractivité du territoire, pour les entreprises et pour la cohésion sociale. Notant que fin juin 2004 plus de 50 millions de Français, soit 83 % de la population, avaient la possibilité technique d’accéder à une connexion permanente à internet, contre 45 millions fin 2003, le gouvernement a estimé que "la France a rattrapé son retard en se hissant à la première place européenne pour le nombre de lignes raccordées en technologie DSL". La France "est également le troisième pays au monde s’agissant du nombre de points d’accès à l’internet sans fil par la technologie Wi-Fi". Outre la connexion de toutes les communes à haut débit en 2007, déjà prévue, le CIADT de mardi a donné "une nouvelle impulsion" au plan gouvernemental en fixant de nouveaux objectifs : - A fin 2005, la couverture internet devra concerner au moins 96 % de la population nationale, 70 % de la population de chaque département à 500/kbits/s, 85 % de la population nationale à 2 Mbits/s. France Télécom a également l’intention d’investir 250 millions d’euros supplémentaires sur trois ans afin d’accélérer le développement de l’internet très haut débit pour les entreprises françaises. Dans un communiqué, l’opérateur précise que ces investissements concerneront 2.000 zones d’activités économiques, soit 120.000 entreprises, qui pourront disposer dans des délais plus courts d’accès internet allant jusqu’à 100 Mbits/s, voire 1Gbit/s pour celles situées dans les 20 principales agglomérations françaises. Pour les particuliers, l’objectif est que chaque commune dispose d’offres de connexion permettant à 80 % de leurs habitants d’accéder à internet à 2 Mbits/s et aux services associés disponibles tels que l’accès au téléphone ou à la télévision sur internet. Lorsque la densité de population ou l’importance de l’activité économique le permettent, les communes devront avoir un accès aux réseaux de communications électroniques permettant aux opérateurs d’y offrir toute la gamme des services à haut débit, notamment des accès à 5 Mbits/s. Les petites communes isolées (principalement celles de moins de 500 habitants éloignées de pôles couverts par le câble ou l’ADSL) devront pouvoir bénéficier d’au moins une connexion à haut débit à la mairie ou dans un autre point (école, commerce) pour permettre au public d’accéder aux différents services publics en ligne.
CIAT du 14-09-04 :http://www.premier-ministre.gouv.fr/ressources/fichiers/dp_CIADT_140904.rtf
Une technologie plus rapide que la 3G
L’opérateur allemand de téléphonie mobile T-Mobile a annoncé mercredi qu’il avait commencé à tester, pour la première fois en Europe, une technologie de communication sans fil à grande vitesse qui pourrait faire de l’ombre à l’UMTS. Développée par l’américain Flarion, la technologie Flash OFDM, en test à La Haye, permet des connexions mobiles dix fois plus rapides et moins chères que les réseaux de communication de troisième génération (3G), comme l’UMTS. L’opérateur britannique Vodafone a déjà commencé à tester cette technologie au Japon, tandis que l’américain Nextel l’expérimente en Amérique du Nord et Telstra en Australie. T-Mobile, dont la filiale T-Ventures possède des parts dans Flarion, reste néanmoins prudente sur le futur de cette technologie. "T-Mobile investit et étudie en permanence dans les nouvelles technologies de communication à haut débit", a déclaré Hans-Eckhard Krueger, directeur de l’ingénierie système, dans un communiqué. "En tant que leader dans les technologies haut débit existantes, comme la 3G et le Wi-Fi, nous tenons à approfondir notre connaissance des futures technologies", a-t-il ajouté. Le Flash OFDM est d’abord testé sur ordinateurs portables, permettant des connexions à internet à haut débit sans coupure, même lorsque l’utilisateur se déplace et passe d’une station-relais à une autre. La technologie permet d’utiliser les mêmes fréquences radio et les mêmes antennes que les systèmes de téléphonie mobile de troisième génération, mais les conditions d’utilisation des licences 3G ne le permettent pas encore. Les analystes estiment que ces limitations sont inutiles et gâchent la valeur des licences et gaspillent le spectre radio alors que ce type de technologie permet de faire passer plus d’informations sur des fréquences radio dont le nombre est limité. Joe Barret, directeur marketing de Flarion pour l’Europe, a indiqué que la société essayait d’obtenir un assouplissement de ces règles. "D’ici la fin de l’année, les régulateurs donneront aux opérateurs la possibilité d’utiliser également le spectre de la 3G pour le Flash OFDM", a-t-il déclaré. Flarion ne souhaite pas pour autant détrôner la 3G et estime que celle-ci peut cohabiter avec le Flash OFDM. Parallèlement, des constructeurs d’infrastructures 3G, comme Nokia, Ericsson et Motorola rappellent qu’une technologie baptisée HSDPA permettra dès l’an prochain d’améliorer la vitesse de transmission des données sur les réseaux 3G. Les constructeurs ajoutent qu’ils hésitent à construire des réseaux reposant sur une technologie appartenant à une seule société.
Reuters : http://fr.news.yahoo.com/040908/85/41mr8.html
Un nouveau record de vitesse battu sur internet
Une équipe de chercheurs a battu le record de transfert de données en passant la barre des 100 petabit-mètres par seconde ; soit la plus grosse charge d’infos (859 Go), transmise en un débit record (6,63 Gbps) sur une distance parcourue (17.000 Km). Une équipe internationale réunissant des chercheurs du Cern (Centre européen de recherche nucléaire) et du California Institute of Technology (Caltech) a battu un nouveau record de transfert de données. Elle est parvenue à transférer 859 giga-octets en moins de 17 minutes à travers 16.000 kilomètres de réseaux, entre Genève en Suisse et Pasadena aux États-Unis. Ce qui correspond à un débit qui laisse rêveur : 6,63 gigabits par seconde. Cette performance, réalisée avant l’été, a utilisé le même protocole IPv4 que celui déployé depuis des années sur l’ensemble d’internet. Elle a été rendue publique la semaine dernière, à l’occasion de la célébration en Californie du 35e anniversaire du premier prototype de réseau interconnecté de l’histoire. C’est en effet en 1969 que deux scientifiques de l’Ucla (Université de Californie) ont, pour la première fois, relié deux ordinateurs entre eux avec un câble, afin de tester un nouveau mode d’échange de données.Ce concours de vitesse (Land Speed Record) est organisé dans le cadre du projet de recherche internet 2, qui réunit, sous la houlette des autorités américaines, plus de 200 équipes d’universitaires et d’industriels. Le précédent record avait permis de transférer 860 giga-octets de données en un peu plus de 16 minutes, sur une distance de 10.000 kilomètres environ. Ce type de performance se mesure en tenant compte à la fois du débit de transmission et de la distance parcourue, en raison des délais théoriques (vitesse de la lumière) et inhérents à l’infrastructure. L’unité de mesure est le petabit-mètre par seconde ; un petabit correspondant à 1.024 terabits, soit plus d’un million de milliards d’octets. Le but d’un tel concours, selon les chercheurs du Cern, est de satisfaire l’énorme demande de bande passante que vont exiger de nombreux domaines de la recherche scientifique lors de la prochaine décennie. La physique des particules, l’astrophysique, le fusion nucléaire, la climatologie et la "bioinformatique" sont les disciplines les plus souvent citées ; elles devraient nécessiter « des réseaux de l’ordre du térabit par seconde », avancent les chercheurs. Le centre de recherche y voit, par exemple, une avancée considérable pour supporter différents mégaprojets de calcul distribué ("grid computing"), comme celui qui doit l’énorme accélérateur de particules LHC (Large Hadron Collider) qu’il déploie actuellement à Genève. Ce nouveau record a permis pour la première fois de dépasser la barrière des 100 petabit-mètres par seconde avec 104,5 petabit-mètres par seconde, contre 77,6 précédemment.Cette même équipe Cern-Caltech avait déjà, il y a plusieurs mois, battu un autre record (débit de 4 Gbps sur une distance de 11.000 km), mais cette fois en utilisant le protocole internet de nouvelle génération, IPv6.
ZDNet : http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39170373,00.htm
Les téléphones mobiles s’offrent des gigas de mémoire
Les disques durs miniatures sont en train de conquérir la téléphonie mobile. C’est Samsung qui a dévoilé au Japon le premier téléphone intégrant un disque dur de 1 pouce (2,54 cm). Prévu dans l’immédiat pour le marché sud-coréen, le SPH-V4500 affiche une capacité de stockage de 1,5 Go et propose les fonctions dernier cri : lecteur MP3, appareil photo d’un mégapixel, enregistrement vidéo Mpeg4, dictionnaire intégré. Il devrait être vendu au prix assez élevé de 800 dollars. Une telle annonce ne surprend guère, puisque les téléphones mobiles et PDA intègrent de nouvelles fonctions (photo, musique, vidéo...) nécessitant des capacités de stockage de plus en plus performantes. Le modèle de Samsung devrait être suivi d’autres terminaux encore plus compétitifs, Seagate ayant par exemple annoncé récemment un mini disque dur 1 pouce de 5 Go, soit près de cent fois les capacités des téléphones mobiles les plus récents. « Ce n’est que la première annonce d’une longue série », prédit Nicolas Frapard, manager pour l’Europe d’Hitachi Global Storage Technologies (le fournisseur d’Apple). Il pronostique que les disques durs miniatures pourront multiplier par 1,5 ou 2 leurs performances actuelles, soit flirter avec une capacité de 8 à 10 Go. « La demande émerge, que ce soit au niveau professionnel ou grand public » , souligne-t-il. Les fabricants de disque dur affirment que les mini disques s’adaptent bien aux contraintes de la téléphonie mobile. « Notre disque intègre des algorithmes de récupération de données s’il subit un choc ou un mouvement » , explique Didier Boulanger, de Seagate. La consommation est, elle, jugée suffisamment basse pour convenir aux terminaux mobiles, déjà fortement sollicités par la partie radio. « Là où nous voulons être encore meilleurs, c’est en consommation afin d’avoir une autonomie plus forte », concède néanmoins Nicolas Frapard. La miniaturisation des disques devrait permettre une intégration encore plus aisée, même si Didier Boulanger juge que 1 pouce est « une taille raisonnable ». Toshiba a montré en janvier dernier un disque de 0,85 pouce. Et le chinois GS Magicstor promet des disques de 0,8 pouce pour le début de 2005. Le prix des disques durs, lui, risque de rendre ces nouveaux téléphones mobiles peu abordables. Un Hitachi Microdrive de 2 Go est vendu, avant intégration, près de 299 euros. Malgré tout, Nicolas Frapard juge que c’est une technologie « très intéressante en terme de coût par mégaoctet » . Seagate, lui, ne voit pas dans les futures MRAM (Magnetic Random Access Memory) une concurrence immédiate et dangereuse. Les fabricants de téléphones mobiles et PDA pourraient être séduits par ces mémoires, toujours attendues cette année, qui combinent les avantages de la mémoire vive (rapidité) et des mémoires flash
OINet : http://www.01net.com/article/250533.html
La télévision numérique lorgne les combinés mobiles
Les nouveaux modes de diffusion des programmes TV étaient au menu de l’International Broadcasting Convention. Après l’ADSL, voilà que la voie hertzienne reprend du galon. Votre prochain téléphone mobile est un récepteur TV qui s’ignore. La télévision lorgne désormais du côté des téléphones mobiles. Sous l’égide de l’Open Mobile Alliance (OMA), les principaux fabricants de combinés - Nokia, Motorola, Nec, Siemens et Sony Ericsson - ont annoncé cette semaine à Amsterdam, leur engagement commun dans un standard de diffusion des programmes TV pour toutes sortes de périphériques nomades, au premier rang desquels les téléphones mobiles.Des services de ce type ont déjà été lancés au Japon, où les réseaux 3G connaissent un développement plus avancé. En Europe, les premières expérimentations seront menées par l’opérateur britannique O2 (ex-BT) et le câblo-opérateur NTL auprès de 500 abonnés dans la région d’Oxford, sur une zone de 120 kilomètres carrés couverte par neuf émetteurs de radiodiffusion.Les consommateurs pilotes seront équipés d’un téléphone multimédia équipé d’un récepteur TV, pour recevoir par voie hertzienne 16 chaînes thématiques. L’opération repose sur un partenariat avec une filiale de Sony (Sony Semiconductor & Electronic Solutions) et l’incontournable Nokia. Mode de transmission choisie : DVB-H (Digital Video Broadcast-Handhelds), qui offre une très faible consommation d’énergie pour une bonne qualité de réception. Si tout cela est concluant, les premiers abonnements seront vendus au printemps 2005. La convention d’Amsterdam a permis à la compagnie Crown Castle, basée à Houston, de dévoiler des tests similaires menés aux États-Unis avec la même technologie DVB-H. Pour ce type d’application à destination des mobiles, les ondes hertziennes s’affichent de plus en plus comme une alternative aux réseaux mobiles à haut débit tel l’UMTS. Crown Castle a pu mener son expérimentation à bien, après avoir remporté aux enchères, pour 12 millions de dollars, une licence exclusive lui permettant d’exploiter une bande de fréquence (5 MHz) normalement réservée aux communications des ballons sonde et des satellites météo. La Federal Communications Commission (FCC) a d’ailleurs décidé en fin de semaine dernière de libérer 20 MHz de fréquence, afin de favoriser d’autres expériences d’accès internet à haut débit sans fil ou de "streaming" vidéo à destination des mobiles.
ZDNet : http://www.zdnet.fr/actualites/technologie/0,39020809,39171552,00.htm
Intel fait l’éloge de la technologie sans fil WiMax
Une nouvelle technologie de communication sans fil appelée WiMax, qui permet de couvrir des villes entières, va devenir un rival important du câble et du DSL pour les connexions à internet, estime Intel. "Je pense que le WiMax pourrait être, face au DSL et au câble, ce que la téléphonie mobile a été face au téléphone fixe il n’y pas si longtemps", a estimé mardi Paul Otellini, le président du premier constructeur mondial de semi-conducteurs. Intel a commencé à distribuer des échantillons de puces WiMax à ses clients et va intégrer cette technologie à ses processeurs Centrino pour ordinateurs portables afin de les proposer à partir de 2006, a ajouté Otellini. L’adoption par Intel du Wi-Fi, une autre technologie de connexion sans fil à courte portée, a largement participé au développement de celle-ci. Selon Otellini, le WiMax possède beaucoup des avantages du Wi-Fi, dont un faible coût, ce qui pourrait assurer son succès mondial. Intel, qui s’est longtemps concentré sur la conception de processeurs pour PC, toujours plus rapide et pour un prix toujours plus compétitif, doit désormais convaincre ses clients d’intégrer ses puces dans des produits électroniques grand public, dans les téléphones portables et les assistants personnels. Le numéro un mondial compte également sur une technologie de protection antipiratage, baptisée DTCP/IP, qu’il voit comme une solution au piratage de films sur internet. Faisant l’éloge de cette technologie, Intel a cherché à convaincre les studios de cinéma de distribuer leurs films sur internet. Grâce au DTCP/IP et au soutien que lui ont apporté les studios, Intel espère désormais profiter de la nouvelle mode des "entertainment PC", des ordinateurs dédiés à la musique et aux films.
Reuters : http://fr.news.yahoo.com/040908/85/41mi7.html
Un terra-octet sur un DVD holographique
Exit les Blu-Ray Disc, HD DVD et autre EVD ? Ces DVD qui promettent, dans un futur relativement proche, quelques dizaines de Go de stockage (voir édition du 16 juin 2004) pourraient désormais avoir à affronter un concurrent de taille : l’holographie. La société japonaise Optware a en effet présenté fin août un prototype de DVD holographique capable d’enregistrer jusqu’à près de 1 000 Go de données numériques (plus de 200 fois la capacité d’un DVD simple couche actuel) pour un taux d’échange de données de 1 Go/s (40 fois plus rapide que celui d’un DVD traditionnel). Pour atteindre de telles performances, Optware a mis au point la technologie Collinear Holographic. Cette technologie tire partie des propriétés tridimensionnelles des images holographiques. Deux rayons lasers émis dans un même axe sont utilisés. Le premier, un laser rouge, lit les informations de contrôle. Le second, un laser bleu ou vert (de 532 nanomètres de longueur d’onde), décode les données holographiques contenues dans une couche de substrat dichroïque insérée entre la couche réflective et la couche d’enregistrement de la galette. Cette technologie avait précédemment permis à Optware d’atteindre des enregistrements de 200 à 300 Go par DVD. Cette fois, il vient de franchir un cap décisif : le Terraoctet. Optware n’est pas le premier à exploiter l’holographie comme technologie de stockage. IBM ou NTT ont déjà mis au point des mémoires de masse sur des substrats de plastique ou de cristal. Mais Optware affirme être le seul à proposer la technologie sur des disques optiques compatibles avec les mécanismes de base des systèmes de lecture/écriture lasers actuels. Un certain niveau de compatibilité qui devrait permettre une adoption rapide du format par l’industrie. Dans un premier temps, seule une version de disque inscriptible une seule fois sera proposée. Mais Optware prévoit de rapidement mettre au point des versions réinscriptibles. Optware, qui est soutenu par des investisseurs comme Intel et Konica, espère proposer un graveur Collinear dès 2005 pour une commercialisation en direction des industriels en 2006. Le marché grand public est visé pour 2007.
SVM : http://www.vnunet.fr/svm/actu/article.htm ?numero=12737&date=2004-09-10
L’informatique diffuse investit le quotidien
Après l’ère des serveurs centralisés, nous sommes entrés - notamment grâce aux progrès des outils mobiles - dans celle de l’intelligence ambiante, ou informatique diffuse. Dans ce nouvel âge marqué par un bond en avant de la miniaturisation et des communications sans fil, les objets qui nous entourent au quotidien seront capables de stocker et de traiter de plus en plus d’informations. L’informatique diffuse ouvre de nombreux axes de recherche. Les travaux de Michel Banâtre et de son équipe Aces, de l’Inria de Rennes, entrent dans ce cadre. Ils ont développé des algorithmes pour créer des systèmes d’information spontanés. Ce terme recouvre la possibilité, pour des outils nomades - assistants personnels, téléphones mobiles -, d’échanger de manière implicite des informations via des ondes radio de courte portée. « La spécificité de nos travaux réside dans la capacité de ces appareils à déclencher un échange d’informations, d’une part sans interaction avec leur utilisateur, et, d’autre part, sans utiliser d’infrastructures de communication fixe, du type bornes en réseau. De là provient le qualificatif " spontané ", qui signifie que ces systèmes d’information n’existent que tant que les terminaux mobiles sont physiquement proches et que le contrôle de l’application est dirigé par des actions de la vie quotidienne, comme le placement et le déplacement des objets dans une zone », explique le chercheur. Pour doter ces outils d’une telle capacité de perception, il a fallu résoudre d’importants problèmes techniques, tels que la volatilité des noeuds de communication, qui ne peuvent durer que quelques secondes, voire moins. L’impact de cette nouvelle approche de l’informatique mobile est considérable. Et cela parce qu’elle peut, dans certains cas, constituer une alternative aux réseaux à couverture globale coûteux comme le GSM ou l’UMTS. L’équipe Aces a mis au point des prototypes grandeur nature d’applications basées sur ce concept. Elles sont développées soit en langage C pour les petites plates-formes comme les capteurs intelligents, soit en Java pour les terminaux mobiles. L’une d’elles, Ubibus, a été conçue pour signaler aux malvoyants l’arrivée du bus qu’ils souhaitent prendre et éviter qu’ils ne se trompent de ligne. L’assistant personnel de l’utilisateur, les bus et les abribus sont équipés de sortes de bulles mémoire temporaires et dialoguent entre eux.
OINet : http://www.01net.com/article/250842.html
Matière & Énergie
Nouveau type de piles a combustible
Une découverte récente des laboratoires de l’University of Houston3 (TX) sur les piles a combustibles a couches minces ("thin film solid fuel cells" ou SOFCs) pourrait bientôt donner le jour a un nouveau type de production d’energie efficace, compacte et économique. Comparées aux tailles macroscopiques des piles a combustibles traditionnelles qui peuvent remplir des salles entières, les SOFCs ont des dimensions de l’ordre du micron. Pour avoir un ordre d’idée, les chercheurs de Houston indiquent que la taille équivalente de 4 sucres produirait 80 Watts, suffisamment pour alimenter un ordinateur portable, et le volume de 2 canettes de soda jusqu’a 5 kW, de quoi subvenir aux besoins énergétiques d’un foyer. Une centaine de ces systèmes générerait l’équivalent de 100 V, et connectes a la ligne de gaz d’un consommateur, fournirait l’energie nécessaire a un foyer pour une efficacité de 65%, soit deux fois les efficacités aujourd’hui atteintes par les centrales électriques. Ces nouveaux systèmes pourraient aussi devenir la base d’un type innovant de consommation énergétique, ou l’energie non consommée serait stockée dans une matrice générale et constituerait un crédit sur le compte du consommateur. L’autre propriété intéressante de ces cellules est qu’elles opèrent a des températures moindres (500.C), comparées aux piles a combustibles traditionnelles (1000.C). Ces améliorations en température de fonctionnement viennent majoritairement de la diminution de l’épaisseur de la zone électrolyte des SOFC a couches minces. Les chercheurs anticipent une application de leurs piles dans les mois a venir, premièrement pour des organisations gouvernementales comme le DoD pour l’équipement militaire, ou la NASA.
Lettre Etats-Unis Sciences Physiques :http://www.france-science.org/publications/physique/PhysUSA _N13.pdf
La Citroën C3 cale pour économiser l’énergie
Dans les embouteillages, caler à chaque arrêt risque de devenir du meilleur chic. Le groupe PSA Peugeot Citroën s’apprête en effet à commercialiser un modèle de la Citroën C3 dont le moteur à essence se met en veille dès que la vitesse du véhicule descend sous les 5 km/h. Mais elle a aussi le bon goût de redémarrer sans à-coups et presque immédiatement (0,4 seconde) dès que le conducteur lâche la pédale de frein. Baptisé "Stop & Start", ce système a été présenté à la presse, au ministre de l’écologie et du développement durable, Serge Lepeltier, et à son collègue de l’industrie, Patrick Devedjian, mardi 7 septembre, par Jean-Martin Folz, président de PSA Peugeot Citroën.Le procédé permettrait une économie de carburant de 6 % en cycle mixte normalisé et de 10 % en ville. Un chiffre qui, selon le constructeur, monterait à 15 % dans les bouchons. Les émissions de CO2, emblématique gaz à effet de serre, seraient donc réduites d’autant. Et les nuisances sonores également. A la prise en main, le système déconcerte par sa discrétion. Dans le silence de l’habitacle, le premier réflexe, vite oublié, est d’actionner la clé de contact pour relancer le moteur. Un discret voyant "eco" rappelle qu’il est prêt à repartir à la moindre sollicitation. Faut-il s’inquiéter des redémarrages qui ont la réputation d’être gourmands en carburant ?"On enregistre un gain à partir de trois secondes d’arrêt", explique Jean-Martin Folz, qui précise que le moteur n’est pas arrêté, "mais en veille, avec une position des pistons et des cylindres favorable au redémarrage". Celui-ci est rendu possible par une machine électrique mise au point par l’équipementier Valeo : un alternateur réversible, entraîné par une courroie et un tendeur spécifiques, qui remplit alternativement les fonctions de démarreur et d’alternateur. Le système est complété par divers capteurs, un boîtier électronique de pilotage, qui surveille en permanence le comportement du moteur, et une batterie spéciale, au plomb, prévue pour une grand nombre de cycles de charge et décharges.
Alors que les batteries traditionnelles ne supportent pas des décharges supérieures à 5 %, celle-ci permet de flirter avec les 30 %, explique Hubert Maillard, directeur de la plate-forme 1 (petits véhicules) de PSA. Un embouteillage trop longuet pourrait-il la mettre à plat ? M. Maillard se borne à préciser que le système sera capable de détecter le niveau de décharge et de se déconnecter lorsque celui-ci atteindra 23 %, afin d’éviter une baisse de puissance qui le rendrait incapable de redémarrer le véhicule.Pour être convaincant, Stop & Start n’est cependant pas unique en son genre. La petite Lupo de Volkswagen dispose d’une fonction de même type, assurée par un démarreur spécial, un peu similaire à l’Integrated Motor Assist (IMA) de Honda. Et les (rares) véhicules hybrides, associant moteurs à explosion et propulsion électrique, ont aussi cette faculté.En octobre, Stop & Start doit faire l’objet d’une série limitée : environ 2 000 C3 1,4 l essence, équipées de la boîte de vitesses Sensodrive (laquelle permet déjà une réduction de consommation de 5 %).Les automobilistes soucieux d’économiser sur le poste carburant, mais aussi d’épargner l’environnement, pourraient être attirés par ce véhicule qui leur permettra d’utiliser la climatisation sans culpabiliser : en ville, cet équipement entraîne une surconsommation de 31 % pour l’essence et de 35 % pour le diesel contre 16 % et 20 % sur route.
Monde : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-378471,0.html
Espace & Cosmologie
Un océan sur Mars
L’image fait rêver. Un océan sur Mars, "comparable en surface à la mer Baltique sur Terre, assez profond et qui s’est maintenu assez longtemps pour permettre une accumulation de 500 m de sédiments".En comparant des analyses du robot Opportunity et de la sonde Mars Global Surveyor, les scientifiques ont conclu qu’ Il a dû exister un océan autour de Meridiani Planum, si les informations recueillies sur ce site par Opportunity suggérant la présence d’eau se confirment, estime l’auteur de l’étude, le Pr Brian M. Hynek, de l’Université du Colorado à Boulder.Des analyses réalisées par le robot américain en début d’année avaient permis de conclure que la composition de petites sphères grises découvertes sur une roche martienne indiquait la présence passée d’eau sur Mars. Les chercheurs ont pu déterminer que ces sphères contenaient de l’hématite, un oxyde de fer. Or, sur Terre, ce minerai se forme habituellement en présence d’eau, sur une longue période.Le Pr Hynek, utilisant un spectromètre à bord de la sonde américaine Mars Global Surveyor sur orbite autour de la planète rouge, a observé que la couleur grise du minerai se trouvant sur le site d’atterrissage d’Opportunity s’étendait sur une très vaste zone, "entre le 20e degré de longitude et le 14e degré de latitude". Ces matériaux de couleur claire apparaissent sur des centaines de kilomètres au nord, à l’est et à l’ouest de Meridiani Planum, selon lui, ce qui suggère dans cette région la présence passée d’eau, pendant très longtemps, à la surface ou près de la surface.
Nature : http://www.nature.com/
Le Very Large Telescope a pris la première image d’une exoplanète
Le télescope Yepun, l’un des quatre télescopes géants de l’ESO (European Southern Observatory) installés dans le nord du Chili au sommet du Cerro Paranal (2 635 m), vient d’obtenir la première image d’une planète située hors du système solaire. Alors qu’il y a quelques semaines plusieurs équipes annonçaient la découverte de petites exoplanètes légères (Le Monde du 3 septembre), c’est une exoplanète géante - environ cinq fois la masse de Jupiter, la plus grosse planète du système solaire - qui vient d’être révélée par cette image produite grâce à un système d’optique adaptative. L’article relatant cette découverte vient d’être accepté pour publication dans la revue européenne Astronomy & Astrophysics.Toutes ces planètes (cent trente à ce jour) découvertes hors du système solaire depuis dix ans l’ont été par des méthodes indirectes. Les astronomes déduisent en effet leur existence en mesurant les effets que ces compagnons discrets induisent sur la lumière de l’étoile autour de laquelle ils tournent. Photographier de telles exoplanètes n’est pas tâche facile. D’abord parce qu’une étoile, du fait de sa forte luminosité, masque la planète qui l’accompagne aux yeux des plus puissants instruments. Ensuite, parce que les télescopes actuels ne peuvent distinguer une planète que si celle-ci n’est pas trop proche de son soleil.
Pour contourner ce problème du masquage de la planète par son étoile, les astronomes s’intéressent aux associations stellaires jeunes. Ainsi, la luminosité de l’étoile n’est pas trop élevée et le contraste entre l’étoile et son compagnon est minimisé, surtout lorsqu’on observe dans l’infrarouge, ce qui augmente les chances de détection d’un compagnon.De plus, tous les grands télescopes terrestres au sol sont équipés de systèmes - des optiques adaptatives - qui, en modifiant en temps réel la forme du miroir de l’instrument, corrigent les altérations de l’image dues à la turbulence atmosphérique et leur donnent une capacité de résolution inégalée. C’est sur l’un de ces instruments, NACO, installé en 2002 au foyer de l’un des télescopes du VLT, qu’un programme d’étude systématique des associations stellaires jeunes a démarré. Cette étude a produit quantité de candidats planètes dont la plupart se sont révélées être en fait des étoiles situées en arrière-plan, bien loin du soleil visé. Mais, le 27 avril, l’image d’une étoile de faible masse a été obtenue sur le télescope. Dénommé 2M1207, cet astre est une naine brune d’environ 25 fois la masse de Jupiter, une étoile avortée dont la masse n’est pas suffisante pour démarrer les réactions de fusion thermonucléaire. Après traitement des données, un faible objet rouge est apparu sur le cliché, à moins d’une seconde d’angle de la naine brune. Aussitôt, des tentatives de caractérisation de l’objet ont démarré et des spectres de sa lumière ont été obtenus. L’un des plus intéressants est une raie qui indique la présence d’eau sur l’objet. Le test ultime consistera à vérifier, au cours des mois à venir, que le petit objet se déplace bien de conserve avec la naine brune dans le grand manège qui fait tourner les étoiles de la galaxie.
Monde : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-379080,0.html
Sciences du vivant
Mélanome : de nouvelles pistes thérapeutiques
Notre système immunitaire peut défendre naturellement notre organisme contre certaines tumeurs, sous réserve de ne pas être inhibé par certains mécanismes qui mettent ces tumeurs en situation d’"échappement immunologique". Cette problématique vient d’être étudiée dans le cas du mélanome métastatique. Elle aboutit aujourd’hui à proposer de nouvelles stratégies thérapeutiques. L’incidence du mélanome a doublé en dix ans. On compte aujourd’hui environ 8000 nouveaux cas chaque année en France et 50% des mélanomes de plus de 1,5 mm d’épaisseur évolueront vers un mélanome métastatique, quasiment incurable. Ce travail a été mené par Manuelle Viguier sous la direction de Laurent Ferradini dans l’Unité de Biologie Moléculaire du Gène* (Institut Pasteur-Unité Inserm 277) dirigée par Philippe Kourilsky, en collaboration avec Hervé Bachelez (Service de Dermatologie et Unité Inserm 532 à l’hôpital Saint-Louis). Les chercheurs ont étudié une série de malades souffrant de mélanomes métastatiques touchant les ganglions. Elles ont permis de démontrer que certaines cellules du système immunitaire, les lymphocytes Treg (pour "régulateurs") agissaient comme un frein majeur sur les défenses naturelles de l’organisme contre les cellules tumorales. En effet, au niveau des ganglions métastatiques, plusieurs éléments du système immunitaire (certains lymphocytes T) sont bien présents pour enclencher une défense active contre la tumeur, mais sont inhibés, principalement par les Treg. Les Treg ont normalement pour fonction de freiner les réponses immunitaires et d’empêcher dans l’organisme les phénomènes d’auto-immunité, en d’autres termes d’éviter que le système immunitaire ne se retourne contre nos propres cellules, les cellules du "soi". Ils sont aussi susceptibles, sur le site de la tumeur, d’empêcher les défenses immunitaires d’éliminer celle-ci. Ces travaux ont démontré que ces cellules sont en effet deux fois plus présentes dans les ganglions métastatiques que dans les ganglions sains ou dans le sang des patients atteints de mélanome. Les chercheurs concluent donc qu’une immunothérapie efficace contre le mélanome métastatique devrait passer par la suppression des Treg. Leur hypothèse est confortée par des expériences antérieures menées sur des modèles animaux de tumeurs ayant montré que la délétion des Treg (par des anticorps bloquants), associée à une immunothérapie, permettait de guérir définitivement ces animaux de leurs tumeurs. Suite à ces résultats, l’objectif clinique est désormais, pour les chercheurs, de mettre en place un essai thérapeutique afin de confirmer cette hypothèse in vivo.
Inserm : http://www.inserm.fr/servcom/servcom.nsf/(Web+Startup+Page) ?ReadForm&actualite
Cancer du sein : vers une radiothérapie diffuse
Des médecins canadiens ont mis au point une façon de traiter certaines femmes souffrant d’un cancer du sein au moyen de radiations "pour emporter" ne nécessitant que quelques heures de préparation et semblant ne compter aucun des effets secondaires de la radiothérapie traditionnelle. Le traitement consiste en l’injection de grains radioactifs à même le sein de la patiente, à l’endroit où la tumeur a été enlevée chirurgicalement, ont indiqué mercredi des chercheurs du centre anticancéreux régional Sunnybrook, à Toronto, où la méthode a jusqu’à présent été expérimentée auprès de six femmes aux prises avec un cancer à un stade précoce. "Un diagnostic de cancer du sein pourrait cesser de vouloir dire que les femmes doivent mettre leur vie en attente", a déclaré le Dr Jean-Philippe Pignol en conférence de presse. "Les traitements peuvent être difficiles pour les femmes, a ajouté M. Pignol, radio-oncologue à Sunnybrook. Ce traitement, s’il se révèle équivalent à la thérapie courante, pourrait permettre aux femmes de demeurer actives, de prendre soin de leurs enfants, de se rendre au travail, de demeurer parmi leur collectivité et de poursuivre leurs activités quotidiennes tout en suivant une radiothérapie." Dans le cadre d’une radiothérapie courante, les femmes doivent se rendre quotidiennement à l’hôpital ou à la clinique, pendant une période d’environ trois à sept semaines, afin d’y recevoir des radiations visant à empêcher la tumeur de réapparaître. De nombreuses patientes souffrent de douloureuses brûlures au sein, de tuméfaction et de fatigue. "Il y a un prix à payer pour ce traitement", a affirmé M. Pignol. Dans le cadre de la nouvelle méthode, le procédure, unique, ne requiert toutefois que 30 à 60 minutes, a-t-il dit. Le médecin, n’ayant recours qu’à un anesthésique local, injecte de 60 à 90 grains radioactifs dans le sein de la femme au moyen d’une longue aiguille guidée par échographie. A la suite d’une tomographie assistée par ordinateur permettant de s’assurer que les grains se trouvent là où il faut, la patiente rentre chez elle. Alors que la femme reprend son rythme de vie habituel, les grains libèrent lentement des radiations ayant pour but d’éliminer toute cellule cancéreuse résiduelle. Les grains demeurent en place, mais cessent d’émettre des radiations au bout de deux mois.
Matinternet : http://www.matin.qc.ca/internet.php ?article=20040908205038
Cancer de prostate : une voie prometteuse
Des chercheurs américains ont récemment testé la combinaison de 2 traitements, avec semble-t-il une augmentation des chances de guérison par rapport à la radiothérapie seule. Une étude intéressante, mais qui appelle des travaux complémentaires...L’étude est apparue récemment dans le Journal of the American Medical Association (JAMA). Le Pr Anthony D’Amico et ses collègues du Brigham and Women’s Hospital de Boston ont suivi 206 patients pendant 5 ans, entre 1995 et 2000. La moitié a reçu un traitement considéré comme classique outre-Atlantique, par radiothérapie. Les autres : l’association de ce traitement à des anti-androgènes (AST) qui bloquent la production des androgènes, les hormones mâles.Résultat, le groupe soigné par l’association des 2 traitements a présenté un taux de guérison à 5 ans que les médecins considèrent comme prometteur. Près de 9 patients sur 10 ont survécu... contre 78% chez ceux traités par monothérapie. Une différence plus importante qu’il n’y paraît, quand on est soi-même concerné... Mieux encore, le risque de rechute a été de 18% pour le premier groupe, contre 43% pour l’autre. En France 10 000 malades meurent chaque année du cancer de la prostate. Ils sont près de 30 000 aux Etats-Unis... Mais administré sur une longue durée, l’AST entraîne d’importants effets secondaires, en particulier chez les patients âgés : troubles de la mémoire, anémie, diminution de la densité osseuse notamment. "C’est pour cette raison que nous insistons sur le fait que l’AST ne doit jamais dépasser les 6 mois" conclut le Pr. D’Amico...
JAMA : http://jama.ama-assn.org/
Cellules souches : avancée importante contre la mucoviscidose
Des chercheurs britanniques ont annoncé mercredi avoir produit pour la première fois des cellules souches embryonnaires contenant le défaut génétique à l’origine de la mucoviscidose, dans ce qui semble une avancée importante dans la lutte contre cette maladie.C’est la première fois que des cellules souches contenant le gène d’une maladie sont créées, ont insisté ces scientifiques du King’s College de Londres lors d’une conférence à la fête de la science à Exeter. Les cellules souches prélevées sur des embryons, dites embryonnaires, sont potentiellement susceptibles de donner toutes les variétés de cellules formant notre organisme. Les scientifiques espèrent qu’elles serviront un jour pour traiter les maladies. Mais on peut aussi utiliser ces cellules souches comme "modèles de maladie". A partir de cellules prélevées sur une personne atteinte de maladie génétique on pourrait fabriquer des embryons et en tirer des lignées inépuisables de cellules de mucoviscidose ou de myopathie pour tester des médicaments. Les autorités britanniques ont autorisé en août le clonage à des fins scientifiques et médicales, en particulier pour créer des lignées de cellules souches embryonnaires humaines. L’embryon doit ensuite être détruit (au 14e jour) pour éviter toute tentative de clonage d’être humain, formellement proscrite. La mucoviscidose est une maladie extrêmement grave. Les poumons et d’autres organes du patient sont obstrués par un mucus épais et collant, qui provoque des infections répétées finissant par provoquer la mort. L’équipe du professeur Stephen Minger est parvenue à produire les premières cellules contenant le gène de la maladie il y a un an. Des milliards de cellules ont depuis été produites en laboratoire. L’étape suivante consistera à poursuivre le développement des cellules. L’équipe du King’s College a lancé dans ce but un appel à des spécialistes du monde entier.
BBC : http://news.bbc.co.uk/2/hi/science/nature/3639126.stm
Graisses du sang : un dépistage avant 20 ans pour sauver des vies plus tard
Plusieurs milliers de jeunes sont concernés à des degrés divers par des anomalies des graisses sanguines, représentant une menace d’accidents cardiaques prématurés qui pourraient être prévenus grâce à un dépistage avant 20 ans.L’accident cardio-vasculaire avant 45 ans n’est pas une fatalité. La prévention, en influant d’abord sur le mode de vie (alimentation, exercice..), permet de sauver des vies, rappellent les spécialistes. Le professeur Jean-Luc de Gennes, dans un voeu qu’avait approuvé les Académies de médecine et de pharmacie, recommande un dépistage systématique des anomalies des graisses (lipides) du sang dès l’âge de 17 ans . Ces anomalies héréditaires touchent au moins 4% des jeunes de 17 à 19 ans et dans un quart des cas, il s’agit d’hyperlipidémies graves (hypercholestérolémies familiales, hyperlipidémies combinées...) dont l’infarctus précoce est la principale conséquence. "Plusieurs milliers de jeunes sont concernés par ces anomalies à des degrés divers", a confirmé jeudi le Pr de Gennes à l’AFP. "En les dépistant seulement lorsqu’un proche parent a fait un accident coronarien précoce avant 50 ans, comme on le fait actuellement, on passe à côté de la moitié des anomalies suffisamment graves pour être prise en charge immédiatement et permettre d’éviter un encrassement précoce des artères", a-t-il relevé. Le 14 octobre, le Syndicat des biologistes et le Syndicat national des médecins biologistes organise une journée nationale de dépistage gratuit (se présenter impérativement à jeun depuis 12 heures au moins), sans rendez-vous et sans ordonnance, pour les 16-30 ans, afin de sensibiliser les jeunes sur les facteurs de risque cardio-vasculaires. Pour les mineurs l’accord des parents est nécessaire. A l’aide d’une simple prise de sang, les graisses (dont le cholestérol) et le sucre (glycémie) - pour le risque de diabète - sanguins seront dosés. Les pathologies cardio-vasculaires se développent en effet à bas bruit, sans symptômes apparents, sur des dizaines d’années. Les lésions commencent à se former très tôt dans les artères, mais l’évolution reste difficile à identifier - en dehors des cas patents d’excès de poids qui supposent a priori des troubles néfastes pour la santé des graisses dans le sang. La régulation du cholestérol n’est en effet stable qu’à partir de 17 ans, âge où son taux s’interprète plus aisément. Dès le 8 octobre, un numéro d’appel gratuit (0800 156 156) permettra de connaître les laboratoires d’analyses participant à l’opération. Ces informations seront accessibles sur le net (www.ecoutesante.org/atoutcoeur). "Quand une alerte cardio-vasculaire survient à 25-30 ans, dans deux cas sur quatre seulement les personnes arrivent à temps à l’hôpital", selon le Pr de Gennes. . "Les maladies cardio-vasculaires (infarctus, accident vasculaire cérébral source d’hémiplégie...) restent tous âges confondus la première cause de mortalité en France et dans la plupart des pays occidentaux", souligne le Pr Philippe Amouyel (Institut Pasteur, Lille). Mais il ne faut pas oublier ce grand pourvoyeur de risque qu’est l’obésité des jeunes, rappelle-t-il. L’obésité fait également le lit du diabète, et les diabétiques ont trois fois plus de risques d’avoir une crise cardiaque.
AFP : http://fr.news.yahoo.com/040909/202/41p5b.html
Découverte du gêne liant alcoolisme et dépression
Des scientifiques ont identifié un gêne qui semble impliqué à la fois dans les cas d’alcoolisme et de dépression, une découverte qui pourrait à long terme permettre de détecter les personnes à risques et élaborer de nouveaux traitements.De précédentes études portant sur des jumeaux et des frères et soeurs adoptés avaient fait apparaître l’existence probable de gênes communs inhérents à la dépression et à l’alcoolisme. Les deux pathologies semblaient aller de pair. Mais, selon la responsable de l’étude publiée dans le numéro de septembre de la revue "Human Molecular Genetics", c’est la première fois qu’un gêne spécifique susceptible d’augmenter la propension à développer ces maladies est isolé. "Depuis plusieurs années, les cliniciens observent une connexion entre ces deux troubles. Nous sommes donc ravis d’avoir découvert ce qui pourrait être la molécule responsable de cette association", explique Alison Goate, chercheuse à la faculté de médecine de l’Université de Washington.De plus amples recherches pourraient permettre de déterminer les raisons pour lesquelles certains individus sont sujets à l’alcoolisme, à la dépression, au deux ou à aucune des deux pathologies. Selon le Pr Goate, il est possible qu’une variation ou une altération du gêne isolé, le CHRM2, influence le lien éventuel entre le développement des deux troubles.Alison Goate affirme également que les chercheurs sauront dans quelques semaines s’ils peuvent reproduire cette découverte à partir d’un autre groupe d’individus actuellement à l’étude. D’après Peter McGuffin, psychiatre-généticien à l’Institut de psychiatrie du King’s College de Londres, si cette avancée était confirmée, elle permettrait le développement de nouveaux traitements de la dépression et de l’alcoolisme.Pour parvenir à cette découvert, l’équipe dirigée par le Pr Goate a analysée l’ADN de 2.310 individus originaires de 262 familles dans lesquelles au moins trois personnes étaient alcooliques. Certains des sujets d’étude souffraient également de dépression en plus de leur alcoolisme.
AP : http://fr.news.yahoo.com/040908/5/41n5z.html
Génome humain : un nouveau phénoméne mutagène dévoilé
Des chercheurs de l’Institut Pasteur associés au CNRS viennent de montrer l’importance de l’insertion de petites séquences d’ADN mitochondrial dans le génome humain (Public Library Of Sciences, 7 septembre 2004). Ces insertions sont potentiellement mutagènes et peuvent être associées à des pathologies graves. Ces travaux pourraient permettre la mise au point de nouveaux outils diagnostiques dans le domaine du cancer et une meilleure évaluation des risques liés aux radiations. La mitochondrie est en quelque sorte l’usine énergétique de la cellule. C’est aussi le seul endroit de la cellule animale, en dehors du noyau, qui contient de l’ADN (chez l’homme, le chromosome mitochondrial contient 37 gènes). On savait jusqu’ici que certains fragments de l’ADN mitochondrial pouvaient se retrouver dans l’ADN nucléaire, mais sans connaître l’importance de ce phénomène. Un travail mené à l’Institut Pasteur par Miria Ricchetti, de l’unité Bases génétiques et moléculaires des interactions de la cellule eucaryote (Institut Pasteur - CNRS) et par Bernard Dujon, de l’Unité Génétique des génomes (Institut Pasteur - CNRS), analyse ce phénomène, et montre que ces insertions s’intègrent préférentiellement dans les gènes, ce qui peut induire certaines pathologies chez l’homme. est donc aujourd’hui essentiel de mener des investigations plus poussées sur le rôle de ces séquences, potentiellement mutagènes, en pathologie humaine. Les chercheurs projettent maintenant d’étudier l’impact des NUMTs dans des cas de cancers du colon et de tumeurs du cerveau, dans lesquels certains gènes ciblés par les NUMTs ont été déjà identifiés. Ces travaux pourraient déboucher sur des méthodes de diagnostic plus fines de ces cancers. Ils engagent également des recherches pour déterminer l’impact de l’irradiation dans le phénomène d’insertion d’ADN mitochondrial dans l’ADN nucléaire, en comparant la fréquence et la localisation des NUMTs dans des cellules normales et dans des cellules soumises aux radiations et à d’autres types de stress. Ce travail pourrait permettre d’affiner les outils d’évaluation des risques liés à l’irradiation.
CNRS : http://www2.cnrs.fr/presse/communique/537.htm
Première lentille de contact implantable pour la myopie
L’administration fédérale américaine chargée du contrôle de qualité des médicaments et des produits alimentaires (FDA), a autorisé la première lentille de contact implantable dans l’oeil pour corriger la myopie, a annoncé lundi l’agence. Cette lentille intraoculaire en plastique dur, baptisée Artisan, est similaire à celle déjà implantée de façon permanente pour rétablir la vision après une opération de la cataracte. Mis au point et produit par la firme Ophtec USA Inc., filiale du groupe hollandais Ophtec BV, IOL offre aux adultes souffrant de myopie modérée et sévère une alternative au port de lunettes, de lentilles de contacts traditionnels ou à une intervention chirurgicale au laser. La lentille Artisan est déjà commercialisée en Europe sous ce même nom et plus de 150 000 ont été implantées sur des patients dans le monde depuis dix-sept ans. Ophtec USA Inc a dû procéder à des tests pendant plus de sept ans pour se conformer aux exigences de la FDA. Le succès du laser pour corriger la myopie avait longtemps découragé cette firme de se lancer sur le marché américain. Mais le laser ne peut être utilisé sur des personnes souffrant de myopie sévère car cela détruirait une trop grande partie de la cornée de leurs yeux, ce qui est le cas de quelque trois millions d’adultes américains pouvant bénéficier de l’alternative offerte par IOL, selon des analystes. La lentille intraoculaire est placée après une petite incision dans l’oeil derrière la cornée en face de l’iris. Le coût de la mise en place de l’IOL est estimé de 2000 à 4000 dollars par oeil, soit beaucoup plus cher que la correction au laser. Mais elle offre une meilleure correction de la vision et peut-être remplacée, ont souligné des professionnels.
Cyberpresse : http://www.cyberpresse.ca/technosciences/article/1,5296,0,092004,791310.shtml
Neurosciences
Quand les oreilles modèlent le cerveau
Lorsque vous entendez de la musique, c’est une zone du cerveau située dans l’hémisphère droit qui travaille. A l’inverse, si c’est un discours que vous écoutez, le boulot se fait dans l’hémisphère gauche. Si le cerveau sépare ainsi en deux le traitement des sons, c’est parce que les oreilles n’entendent pas exactement de la même manière, selon une étude publiée aujourd’hui dans la revue Science.Yvonne Sininger (UCLA) et ses collègues ont étudié l’audition de plus de 3.000 nouveau-nés pendant six ans. Ils ont comparé le comportement de l’oreille gauche et de l’oreille droite à des tons proches de la musique ou à des bruits rapides proches du langage. Les chercheurs ont constaté que l’oreille droite amplifiait davantage les sons rapides alors que l’oreille gauche amplifiait mieux les tonalités musicales.La géographie auditive du cerveau viendrait donc de la différence de fonctionnement entre les deux oreilles. L’inversion observée par rapport aux lobes du cerveau est normale : quelle que soit la fonction, c’est toujours le côté gauche du cerveau qui régit le côté droit de l’organisme et vice-versa.Ce partage des rôles entre les deux oreilles a des conséquentes importantes pour les personnes malentendantes. De précédents travaux ont déjà montré que des enfants ayant un défaut d’audition de l’oreille droite peinent davantage à l’école que ceux qui entendent mal de l’oreille gauche. Dans le cas d’une opération visant à rétablir l’audition, le choix de l’oreille bénéficiant de l’implant cochléaire n’est pas neutre.
UCLA : http://newsroom.ucla.edu/page.asp ?RelNum=5480
Économie numérique
Le Cned mise sur l’enseignement en ligne
Le Centre national d’enseignement à distance (Cned) a annoncé mardi qu’il souhaitait généraliser dans les années à venir le principe de l’enseignement en ligne, qu’il expérimente déjà sur le terrain du soutien scolaire. Lors d’une conférence de presse, le directeur du Cned, Olivier Dugrip, a expliqué que l’utilisation d’internet permettait de passer d’un délai de trois semaines pour la correction d’un devoir à "un délai de 5 jours". "Aujourd’hui, un élève peut envoyer son devoir par internet, recevoir immédiatement un corrigé type et, quelques jours plus tard, sa copie corrigée", a-t-il précisé. Selon lui cependant, le support papier reste largement privilégié dans l’immédiat. Au cours de l’année scolaire 2003-2004, pour l’institut du Cned de Rennes, quelque 10.000 copies de collège ont été corrigées en ligne contre 500. 000 sur papier. Parallèlement à ce progressif passage vers internet, M. Dugrip a en outre annoncé l’intention de son établissement de se placer "sur le marché du parascolaire". A cette fin, le Cned a signé par exemple fin août une convention avec le conseil régional d’Aquitaine pour généraliser à 25.000 lycéens cette année un dispositif de soutien scolaire en français, mathématiques et anglais en ligne testé sur 5.000 élèves l’an dernier. Ce soutien s’adresse aux élèves internes des lycées généraux, technologiques et professionnels et est intégralement financé par le conseil régional. "L’offre du Cned permet à l’Education nationale d’assurer le travail scolaire pendant le temps scolaire et le soutien hors du temps scolaire", a estimé M. Dugrip. Créé en 1939 pour pallier l’absence des maîtres, appelés à la guerre, le Cned a scolarisé en 2003-2004 323.000 élèves suivis par 8.000 enseignants qui dispensent en tout 3.000 formations de la maternelle à la formation continue.
