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[@RT Flash] Lettre 304 du 1er au 7 octobre 2004

Édito : Ma troisième vie

Ainsi, à partir de ce vendredi 1er octobre 2004, je ne serai plus Sénateur. Bien qu’étant peu âgé, du moins si je prends en référence la moyenne d’âge des sénateurs, j’ai pris la décision de ne pas solliciter un nouveau mandat parce que je pense être maintenant plus utile à mon Pays en changeant complètement d’activité. Depuis des années, je me battais comme parlementaire pour que l’environnement législatif et réglementaire soit modifié et incite les Pouvoirs Publics, et plus particulièrement les Collectivités, à tout mettre en oeuvre pour que la France rattrape enfin son retard dans le domaine des Nouvelles Technologies et plus spécifiquement pour Internet. Ces textes, fort importants pour l’avenir de notre Pays, ont été votés par l’Assemblée nationale et le Sénat au cours des six premiers mois de 2004. Les décrets d’application de ces diverses lois seront publiés dans ces prochaines semaines. Maintenant, la France n’a plus le droit de prendre du retard pour appliquer ces textes qui, dans de nombreux domaines, devraient pleinement replacer notre Pays dans la compétition mondiale. Aussi, en quittant, non sans un pincement de coeur, ma mission de parlementaire que j’essayais de remplir au mieux depuis 18 ans, j’ai décidé de franchir le miroir et d’assurer une mission inédite dans l’histoire parlementaire française, le SAV : le Service Après Vote, des textes que j’ai aidé à faire voter par le Parlement. En effet, ces textes techniques qui traitent des Nouvelles Technologies sont complexes et exigent souvent un temps, toujours trop long, pour être pleinement appliqués par les Collectivités. En me consacrant dorénavant exclusivement à la promotion et la mise en oeuvre de ces textes, j’espère, avec mes modestes moyens, permettre aux Maires des Communes de France mais aussi aux Présidents des Conseils Généraux et Régionaux de s’impliquer plus fortement dans cette nécessaire modernisation de notre Pays. Avec le développement très rapide de l’ADSL et la banalisation des technologies alternatives (câble, Wi-Fi - WiMax, CPL et satellite), le problème des infrastructures va maintenant rapidement laisser la place à celui des usages et de l’acquisition de ces usages par le plus grand nombre. Parmi tous les usages des TIC, les usages publics, que ce soit dans les domaines de la e-démocratie, du social, de la santé, de l’éducation, de la sécurité, de l’économie, du commerce, du tourisme, etc... sont parmi ceux qui vont le plus changer la vie de chacun de nous dans ces 20 prochaines années. Inciter et aider les collectivités à imaginer, développer, expérimenter et généraliser ces usages publics, sera dorénavant au coeur de mon action. J’entre dans une nouvelle phase exaltante de ma vie. Merci de rester à mes côtés.

René TRÉGOUËT

Sénateur Honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat

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Information & Communication

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La suprématie de Microsoft dans les navigateurs Web contestée

Depuis la victoire de Microsoft dans la "guerre des navigateurs Web" à la fin des années 1990, son logiciel Internet Explorer est devenu le principal outil des internautes. Cet état de fait pourrait changer avec l’arrivée de rivaux sérieux, comme Opera, Safari et Firefox, qui proposent aux utilisateurs des fonctions innovantes et une meilleure sécurité qu’Internet Explorer, largement inchangé depuis des années. Le navigateur Firefox est né des cendres de Netscape, pionnier des navigateurs Web ou "browsers", emblématique de l’explosion de l’internet dans les années 1990 avant d’être enterré par Internet Explorer de Microsoft. Netscape a depuis été racheté par le fournisseur d’accès America Online qui en a donné gratuitement le code-source à la Mozilla Foundation, une association à but non lucratif. Après environ trois ans de heurs et malheurs, Mozilla a lancé en 2004 une nouvelle version de son logiciel de navigation qui a mis des mois à trouver son public. Plus de cinq millions d’exemplaires du logiciel ont été téléchargés depuis deux mois et plus d’un million depuis le lancement le 15 septembre de la version 1.0 en "preview", une version pré-commerciale. Parmi les navigateurs Web alternatifs, seul Firefox est disponible en "open source", ce qui autorise toute personne à en modifier le code pour y ajouter des modules afin de relever automatiquement un compte de courrier électronique, contrôler un lecteur de musique numérique ou lancer des requêtes de recherche dans Google, Amazon.com ou encore eBay. La plupart des estimations donnent à Internet Explorer environ 95 % de parts de marché, mais cette hégémonie pourrait se réduire au vu du comportement des "early adopters", les pionniers fanatiques de nouveautés qui définissent les futures tendances plusieurs mois avant le grand public. Ainsi, près de 20% des visiteurs du site avant-gardiste Engadget (http://www.engadget.com) passent par Firefox pour se connecter, contre 53% par Internet Explorer, 11,3 par Safari et 2,5 % par Opera. La fonction la plus intéressante proposée par l’ensemble des navigateurs alternatifs, Opera, Safari et Firefox, mais absente d’Internet Explorer, est la navigation par onglets, ou "tabbed browsing". La plupart des internautes utilisant Internet Explorer ouvrent de multiples fenêtres de navigation, que ce soit pour visiter plusieurs sites les uns après les autres ou pour maintenir ouvertes certaines fenêtres, comme celle de leur courrier électronique sur le Web, par exemple. La navigation par onglets permet d’ouvrir un nombre illimité de sites à l’intérieur d’une seule fenêtre afin d’économiser de l’espace sur l’écran. Elle présente également comme avantage de permettre d’ouvrir d’un seul coup l’ensemble des sites que l’utilisateur visite quotidiennement ou qu’il maintient ouverts en permanence. Les trois navigateurs alternatifs proposent également le blocage des fenêtres "pop-up" qui font apparaître des publicités sans l’accord de l’internaute. Microsoft a publié récemment une mise à jour de son système d’exploitation Windows qui permet de bloquer ces fenêtres. Avec les années, Internet Explorer est devenu la cible favorite de nombreux concepteurs de virus qui tirent parti d’une série de failles de sécurité bien connues, de son intégration poussée dans le système Windows et de sa large popularité auprès des internautes. Les navigateurs alternatifs bénéficient de ce fait d’une plus grande sécurité grâce au faible nombre de leurs utilisateurs, car ils n’intéressent pas les concepteurs de virus. De plus, ils ne comprennent pas certaines fonctions créées par Microsoft, comme les contrôles ActiveX, qui permettent à un site d’installer un programme exécutif sur un système, une des principales sources de vulnérabilité d’Internet Explorer.

Reuters : http://fr.news.yahoo.com/040922/85/42auw.html

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Aruba ré-invente le Wi-Fi

Intégrer une borne d’accès Wi-Fi dans une prise réseau Ethernet ? L’idée paraît à ce point évidente qu’on peut se demander pourquoi elle n’a pas vu le jour avant. « Il fallait pouvoir intéresser un fabricant de prises réseaux comme Ortronics, une filiale de Legrand. La demande des entreprises pour le Wi-Fi devient suffisante aujourd’hui pour qu’un fabricant aussi important l’intègre à son catalogue » , explique Albert Benhamou, vice-président Europe Moyen-Orient Afrique d’Aruba Wireless Networks, spécialiste Wi-Fi. Les deux entreprises ont présenté vendredi 24 septembre le fruit commun de leurs efforts, la prise réseau baptisée « Wi Jack », et considérée par ses concepteurs comme une première du genre. Cette prise - qui supporte les standards Wi-Fi 802.11a et 802.11b/g - peut être apposée par les installateurs dès le câblage du bâtiment, ce qui résout la problématique du coût d’installation d’un réseau Wi-Fi par la suite. C’était en effet un des freins à l’adoption de cette technologie. « Non seulement une prise Wi Jack est à la base moins chère qu’une borne d’accès traditionnelle - environ 1/3 du prix -, mais elle évite tous les coûts annexes, tels que l’installation des bornes au plafond, un nouveau câblage de catégorie 5, etc. Il n’y a pas non plus de coût de programmation de la borne, puisque la prise est administrable dynamiquement par un serveur central. » Au final, Aruba promet à l’entreprise - ou au propriétaire d’un hot spot - une économie de l’ordre de 20 à 30 %. Le prix du Wi Jack sera connu lors de sa commercialisation, le mois prochain.Aruba Wireless Networks, brillante start-up américaine, continue de capitaliser sur ses commutateurs de réseaux locaux sans fil plutôt destinés aux entreprises qu’aux ’hot spots’ gérés par des opérateurs La nouvelle génération d’Aruba, autour d’une architecture "grid Wi-Fi", doit apporter des économies d’échelle, constate le Gartner Group dans une synthèse ad-hoc. Elle renforce également la sécurité, avec un système sophistiqué de détection et de localisation des intrusions, et une technique d’optimisation du déploiement des ressources radio. Le mode de sécurisation WPA II va s’y ajouter (annoncé pour octobre).Explications : Aruba a compris, au contact du terrain, que les cellules des WLAN (wireless local area networks) sont d’autant plus complexes à administrer et coûteuses à installer qu’elles sont étendues. La première étape logique a consisté à diminuer encore le coût unitaire des bornes, grâce au fait qu’elles intègrent le minimum d’électronique -puisque l’intelligence du réseau réside dans un commutateur central. Elles sont donc de petite taille, alimentées électriquement par le câble réseau (technique ’POE’) ; elles sont installables à hauteur d’homme voire à hauteur du mobilier sans risque d’espionnage ni de vol pirate car elles ne recèlent pas de données critiques (pas de codes, pas d’adresses d’authentification) - à l’inverse des bornes qui s’installent, à grands frais, dans les faux plafonds.Résultat : ces nouvelles bornes (ou AP, access points, ou GP, ’grid points’ 60 et 61) voient leur prix chuter quasiment de moitié, à 400 euros. Les ingénieurs d’Aruba ont donc redimensionné complètement les cellules Wi-Fi : la nouvelle architecture ’grid’ a été calculée pour que les bornes soient installées tous les 10 mètres. Par un mécanisme de contention, le signal d’émission a été réduit en proportion, ce qui limite les débordements ou interférences d’une cellule à une autre. D’où le concept de "micro-cellules" Wi-Fi. Les commutateurs radio-LAN se voient enrichis d’un module de gestion/ supervision. Et le tour est joué. Les points forts de la solution commutée s’enrichissent. Les commutateurs intègrent tout ou presque : un portail "captif" (avec page d’accueil, menu personnalisable par l’entreprise, etc.), un module serveur NAT/DHCP, des fonctions de commutations niveaux 2 et 3 (permettant de créer des sous-réseaux virtuels protégés), et un module pare-feu intégré (activable avec le protocole d’identification/authentification SSID). Le système Aruba revendique une installation très rapide, avec localisation au mètre près, à partir d’un plan des locaux scanné. Le calibrage optimal des micro-cellules s’effectue automatiquement, de même que la sélection des meilleurs canaux radio. L’ensemble des composants sont "plug & play", et les modules sont interchangeables sans arrêt du commutateur (’hot-swapping’). Autre point intéressant : le système détecte les intrusions mais surtout, par un algorithme de triangulation entre les bornes (similaire à celui du GPS), il localise l’intrus à un mètre près, avec affichage sur l’écran du superviseur ! Si une nouvelle borne radio se branche lors d’une tentative d’intrusion, le système empêche le dialogue entre n’importe quel client et cette borne non validée. Chez Aruba, la couche sécurité vient en effet au dessus du réseau existant et la compatibilité avec tous les protocoles ouverts est assurée. Ces avantages ont déjà convaincus Dynastar et Conforama de choisir Aruba pour superviser et sécuriser leur réseau Wi FI Aruba veut convaincre également avec des arguments économiques. Ainsi, son offre promotionnelle ’starter kit’ à partir de 6.000 euros comprenant : un commutateur d’entrée de gamme (modèle 800) et 4 bornes AP61 ’grid points’. Cette configuration peut servir entre 50 et 100 utilisateurs. Autre innovation, la firme croit à un marché de services Wi-Fi managés : l’achat peut se négocier sur un prix forfaitaire annuel (200 euros par borne, par exemple), intégrant la maintenance, le remplacement des équipements défectueux, etc.

Silicon : http://www.silicon.fr/click.asp ?id=6578

JDNet : http://solutions.journaldunet.com/0406/040618_dynastar.shtml

OINet : http://www.01net.com/article/251613.html

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Vers la convergence entre TNT et ADSL

Le gouvernement s’intéresse beaucoup au potentiel de la TNT et de l’ADSL, deux technologies d’accès jugées complémentaires. Le déploiement de la TNT est censé démarrer entre décembre 2004 et mars 2005. Rappelons que cette technologie devrait permettre aux foyers français de recevoir gratuitement une quinzaine de chaînes de télévision nationales ainsi que des télévisions locales, avec la possibilité de s’abonner à une quinzaine de chaînes payantes. Dans un communiqué de presse, Patrick Devedjian encourage les fournisseurs d’accès Internet qui développent des offres multiplay (téléphone, Internet et télévision) à "suivre l’exemple de Neuf Télécom". L’opérateur compte introduire la TNT dans ses prochaines formules d’accès à très haut débit avant la fin de l’année. Un deuxième débat est en cours, portant sur le choix définitif de la norme de compression numérique qui sera retenue pour le lancement de la TNT. Pour le moment, les pouvoirs publics donnent l’avantage au Mpeg2. Mais, compte tenu du développement en parallèle de la télévision haute définition, des groupes industriels comme TF1 ou Sony plaident plutôt pour une adoption immédiate du Mpeg4. Le Premier ministre devrait trancher sur le sujet en novembre, sur la base d’un rapport relatif aux "modalités d’introduction et de développement de la télévision haute définition", établi par le député UMP Daniel Boudet de Montplaisir. Le document sera rendu au gouvernement fin octobre.

VUNet : http://www.vnunet.fr/actualite/services+haut+debit/tele+numerique+vers+convergence+tnt+adsl/12796/2004/09/23/index.html

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Espace & Cosmologie

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La NASA mise sur le nucléaire

Perçue longtemps comme une vision des auteurs de science-fiction, la fission nucléaire va devenir réalité comme moteur de propulsion spatiale pour les fusées : la Nasa finance le programme que Northrop Grumman va fabriquer.Le projet, consiste à embarquer un réacteur nucléaire alimenté par de l’uranium afin de créer l’électricité nécessaire au système NEP (Nuclear Electric Propulsion) du projet Jimo (Jupiter Icy Moons Orbiter).NEP utilise l’électricité produite par le réacteur pour ioniser des atomes qui sont ensuite éjectés à grande vitesse au travers de grilles magnétiques afin d’assurer la propulsion du véhicule spatial. L’expérience a été tentée avec succès par la Nasa avec Deep Space 1, mais l’électricité était fournie par des panneaux solaires.Pour la Nasa, les ’Space Fission Reactor Power Systems’ représentent l’avenir de la propulsion des vaisseaux spatiaux, car ils "propulsent les vaisseaux directement vers les planètes par des voies qui ne sont pas possibles actuellement, et permettent des manœuvres orbitales performantes, tout en fournissant suffisamment de puissance électrique pour alimenter des ensembles d’instruments scientifiques avancés qui demandent beaucoup plus de puissance que les instruments utilisés actuellement".La mission spatiale Jimo prévoit de visiter les orbites de trois lunes de Jupiter - Callisto, Europa et Ganymède. Objectif : étudier la composition de leur sol, et en particulier enquêter sur la présence éventuelle d’eau sous la glace, avec en perspective la présence d’une vie primitive... en 2012.

Silicon ; http://www.silicon.fr/click.asp ?id=6573

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Sciences de la Terre & Environnement

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Le phénomène El Niño accélère la fonte des glaciers dans les Andes tropicales

L’ampleur d’El Niño en fait l’un des phénomènes climatiques les plus importants de la planète. Provoqué par le déplacement de l’ouest vers l’est d’une très grande masse d’eau chaude à la surface du Pacifique tropical de l’ouest, ce phénomène a des répercussions climatiques parfois catastrophiques sur toute la zone intertropicale. Le mouvement de cette eau donne en effet lieu à des précipitations intenses. El Niño de 1982-1983 et celui de 1997-1998 ont ainsi été particulièrement destructeurs. Non content de provoquer des catastrophes naturelles, ce phénomène induit une fonte accélérée des glaciers des Andes tropicales depuis 1976, date à partir de laquelle El Niño est devenu plus fréquent et plus intense. Cette évolution est d’autant plus inquiétante que l’approvisionnement en eau de nombreuses régions andines dépend des glaciers de la cordillère. Trois études récentes ont été réalisées sur deux glaciers représentatifs : le Zongo (6 000 à 4 850 m d’altitude), en Bolivie, et l’Antizana (5 760 à 4 800 mètres) en Equateur. Ils y ont effectué des bilans en termes de masse, d’eau et d’énergie. En principe, l’arrivée d’El Niño près des côtes sud-américaines se traduit par davantage de pluies. Sur les Andes, le processus est différent. " Les pluies qui alimentent les glaciers proviennent, pour une grand part, de l’océan Atlantique et du bassin amazonien. Or El Niño entraîne un réchauffement de l’atmosphère aux tropiques, ce qui modifie la circulation des vents qui poussent habituellement les précipitations vers les Andes, explique Vincent Favier. De ce fait, les précipitations sont moins importantes sur les contreforts andins."Ce processus a des répercussions sur les chutes de neige qui tombent sur les glaciers avec des modalités différentes en Equateur et en Bolivie. En Equateur, pays où la température varie peu pendant l’année, le réchauffement dû à El Niño entraîne des chutes de pluie plutôt que de neige. N’étant pas recouverte d’une couche neigeuse, la surface du glacier apparaît sombre. Elle absorbe ainsi davantage le rayonnement solaire, ce qui accélère sa fonte. En Bolivie, par contre, le déficit de précipitations se traduit par un retard du manteau neigeux. Gris, le glacier a aussi tendance à fondre énormément. Ainsi, pendant les périodes El Niño, les précipitations baissent de 10 % à 30 % et la limite pluie-neige sur les glaciers s’élève de 200 à 300 mètres lorsque la température de l’air augmente de 1 °C à 3 °C. En revanche, durant les périodes de Niña - phénomène inverse d’El Niño -, l’atmosphère est plus froide et les précipitations fréquentes et abondantes. La surface du glacier, couverte d’un manteau neigeux, réfléchit davantage l’énergie solaire, ce qui ralentit sa fonte. Ces études montrent que le réchauffement climatique " ne peut expliquer à lui seul le retrait observé dans la région" explique Anne Coudrain, hydrologue à l’IRD Montpellier. " Mais, on y perçoit très clairement une influence d’El Niño". Les périodes de fonte intense coïncident en effet- avec un décalage de deux à trois mois - avec les épisodes El Niño.

Le Monde : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3238,36-380565,0.html

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Accélération de la fonte des glaciers en Antarctique Ouest

Les glaciers de l’Ouest de l’Antarctique fondent à rythme plus soutenu que dans les années 1990. Des recherches menées par la NASA, différentes universités américaines et le Centre d’Etudes Scientifiques du Chili montrent que ces monstres gelés libèrent 60% plus de glace dans la Mer d’Amundsen qu’ils n’en accumulent dans les terres grâce aux chutes de neige. La perte de glace correspondrait à une élévation du niveau de la mer dans la région de 0,2 millimètres par an, soit un peu plus de 10% de la montée globale des eaux (1,8 millimètres par an). Ces résultats, basés sur des données satellitaires et des mesures effectuées en 2002 à bord d’un avion P-3 chilien équipé de capteurs de la NASA, sont encore difficilement interprétables. L’accélération de la fonte des glaciers sur un temps aussi court pourrait en effet être la marque d’un changement à long terme mais également faire partie d’un cycle naturel. De futures observations devraient aider à mieux comprendre le phénomène.

LAT : http://www.latimes.com/news/science/wire/sns-ap-antarctic-ice,1,6350488.story ?coll=sns-ap-science-headlines

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Sciences du vivant

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Grippe aviaire : premier cas de transmission humaine en Thaïlande

Thaïlande a annoncé mardi une "probable" transmission humaine de la grippe aviaire pour expliquer la contamination d’une femme décédée la semaine dernière. Un examen est mené par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Agée de 26 ans, la malade est morte après avoir pris soin à l’hôpital de sa fille de 11 ans, également décédée. "Cette transmission humaine probable de grippe aviaire était reliée à un seul cas et limité au sein d’une même famille", précise le ministère thaïlandais de la Santé. Si ce mode de contamination est confirmé, il serait le premier cas officiel de transmission humaine, ce qui représenterait un développement inquiétant de la maladie. L’OMS avait récemment mis en garde contre l’apparition d’une pandémie si le virus venait à muter en une souche capable de se transmettre d’homme à homme. Cette femme est la vingt-neuvième victime officiellement recensée de la grippe aviaire en Asie. Il n’a cependant jusqu’à présent jamais été prouvé que le mode de transmission ait été autre que d’animaux à hommes. "Bien que la découverte d’une transmission humaine probable soit clairement un sujet d’inquiétude, il n’y a actuellement aucune preuve d’une chaîne de transmissions ou d’un risque pour les personnes en dehors des provinces contaminées", a déclaré le ministère. Le représentant par intérim de l’OMS à Bangkok, Kumara Rai, avait évoqué samedi ses "soupçons sur une transmission d’humain à humain" dans le cas de ces trois personnes décédées, ainsi que de la tante de la fille de 11 ans. Les autorités thaïlandaises ont cependant écarté lundi l’hypothèse d’une transmission humaine pour cette malade, toujours hospitalisée pour une grippe aviaire. La tante, connue sous le nom de Pranom Thongchan, "a été en contact avec des poulets morts en même temps que sa nièce morte auparavant", a assuré le ministre de la Santé, précisant qu’il s’agit du deuxième cas confirmé de grippe aviaire chez l’homme en Thaïlande depuis la résurgence de la maladie ces dernières semaines.

TF1 : http://news.tf1.fr/news/sciences/0,,3176746,00.html

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La marche peut réduire les risques de démence chez les plus de 70 ans

Marcher régulièrement peut aider à maintenir la vivacité d’esprit et à réduire les risques de développer la maladie d’Alzheimer ou d’autres formes de démence chez les plus de 70 ans, selon une étude publiée mardi.Les recherches effectuées sur un groupe de 2.257 retraités, tous des hommes, âgés de 71 à 93 ans de 1991 à 1993 à Honolulu, ont montré que ceux marchant seulement de 500 mètres à un kilomètre quotidiennement risquaient deux fois plus de souffrir de la maladie d’Alzheimer ou d’autres formes de démence que ceux parcourant plus de trois km par jour, indique cette étude publiée dans "the Journal of the Medical Association/JAMA" daté du 22/29 septembre. "Cette étude tend à mettre en lumière la relation entre la marche et le style de vie en général avec une réduction des risques de démence chez les personnes âgées", souligne le Dr Robert Abbott, un des scientifiques ayant conduit cette recherche. D’autres études avaient déjà montré que l’exercice mental comme la lecture et les mots croisés pouvait diminuer les risques de dégénérescence mentale chez les personnes âgées.

JAMA : http://jama.ama-assn.org/cgi/content/short/292/12/1447

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Régime alimentaire méditerranéen et exercice allongent la vie

Un régime alimentaire "méditerranéen" doublé d’exercice entraîne une réduction de 60% des principales causes de mortalité chez les plus de 70 ans, selon une étude en Europe dont les résultats sont publiés mardi aux Etats-Unis.Cette recherche a été effectuée sur 2.339 personnes (1.507 hommes et 832 femmes) en bonne santé, non-fumeurs, buvant modérément et physiquement actifs, sur une période de dix ans dans onze pays en Europe, a précisé le docteur Kim Knoops de l’Université de Wageningen, aux Pays-Bas, qui a dirigé cette étude publiée dans le "Journal of the American Medical Association/JAMA". Les auteurs ont mesuré les effets d’un régime "méditerranéen" (fruits, légumes, huile d’olive et poisson) doublé d’exercice sur la diminution des principales causes de mortalité des personnes âgées : cancer, maladies cardio-vasculaires et coronariennes. Les affections cardio-vasculaires ont été réduites de 65% pour ceux qui faisaient au moins trente minutes d’exercice par jour. Un régime méditerranéen a contribué chez 180 obèses (99 hommes et 81 femmes), après un peu plus de deux ans, à "une importante réduction de poids dans l’ensemble du groupe, de leur tour de taille, de leur tension artérielle, de leur taux de glucose, de cholestérol et des triglycérides ainsi qu’une augmentation du bon cholestérol", selon Katherine Esposito de l’Université de Naples. Publiée mardi dans JAMA, cette autre étude a été menée en Italie de juin 2001 à janvier 2004. Des chercheurs américains et grecs avaient déjà conclu en juin à une augmentation de l’espérance de vie après avoir étudié les habitudes alimentaires de plus de 22.000 personnes entre 1994 et 1999 en Grèce.

JAMA : http://jama.ama-assn.org/cgi/content/full/292/12/1433

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Cancer : aider les cellules à mourir

En donnant un antibiotique à des souris atteintes de leucémie, des chercheurs américains ont réussi à stopper leur cancer. Anthony Letai, chercheur au Dana-Farber Cancer Institute, a utilisé un médicament pour stimuler l’apoptose, la capacité des cellules à s’autodétruire lorsqu’elles sont endommagées, inutiles, voire trop nombreuses. Un ménage nécessaire pour le bon fonctionnement de l’organisme. Cependant les cellules cancéreuses perdent cette capacité et continuent à se développer de façon anarchique. L’une des causes de ce problème est la protéine BCL-2 qui bloque le signal d’autodestruction des cellules. Produite en trop grande quantité par les cellules cancéreuses, elle empêche l’apoptose, soit le suicide programmé de la cellule et permet alors à la maladie de s’étendre. Les chercheurs de l’Institut, associé à la Harvard Medical School, ont donné à des souris, génétiquement modifiées et porteuses du gène de la leucémie, un médicament destiné à neutraliser la protéine BCL-2. Les animaux traités ont retrouvé un taux normal de globules blancs en 10 jours, et ils ont survécu deux fois plus longtemps, jusqu’à une année de plus, à leur leucémie. L’étude publiée dans la revue Cancer Cell montre que les médicaments qui agissent sur la protéine BCL-2 sont bien une voie d’avenir pour lutter contre le cancer. Selon le Dr Letai, le corps humain pourrait certainement tolérer un blocage temporaire de cette molécule, le temps pour les cellules cancéreuses de s’éliminer naturellement.

Cybersciences : http://www.cybersciences.com/Cyber/3.0/N3526.asp

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Une équipe italienne identifie une cellule responsable des tumeurs à l’estomac

Deux chercheurs italiens ont annoncé vendredi au cours d’un congrès médical à Florence avoir identifié une cellule responsable de l’évolution des gastrites et des ulcères à l’estomac en tumeurs.Gianni Marone et Amato de Paulis, de l’Université Federico II de Naples, ont précisé que cette cellule immunitaire s’avère la meilleure alliée de l’Helicobacter pylori, la bactérie des gastrites et des ulcères. Son identification devrait permettre de bloquer le processus de développement de ces deux maladies pouvant générer à terme des tumeurs à l’estomac. "Nous avons découvert que la bactérie sécrète une protéine, appelée Hp (2-20), qui pénètre en profondeur dans l’estomac et attire un type particulier de cellules immunitaires, les basophiles", a expliqué Gianni Marone. Les deux chercheurs italiens ont étudié ces basophiles et identifié deux récepteurs, appelés FPRL1 e FPRL2, qui se lient à la protéine produite par l’Helicobacter pylori. "En bloquant les récepteurs présents sur la cellule, il deviendra possible d’éviter l’évolution vers la tumeur de l’estomac et il sera également possible de développer de nouvelles thérapies pour les gastrites et les ulcères", a-t-il souligné. Gianni Marone et Amato de Paulis ont dédié leur travail à Rita Levi Montalcini, prix Nobel de médecine italien en 1986. "Nous nous sommes inspirés de son travail et, informée de nos recherches, elle nous a beaucoup encouragés", ont-ils insisté. Le résultat de leurs travaux, présenté au congrès de la société italienne d’allergologie et d’immunologie clinique (Siaic), sera publié la semaine prochaine par le Journal of Immunology

AFP ; . http://fr.news.yahoo.com/040924/202/42eqr.html

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Cancers de la vessie détectés grâce au flair de chiens entraînés

Les chiens peuvent être entraînés à détecter l’odeur de l’urine de patients souffrant d’un cancer de la vessie parmi d’autres échantillons, selon une étude britannique publiée dans le British Medical Journal.Plusieurs cas de chiens ayant montré une attention particulière pour une lésion cancéreuse de la peau (cité en 1989 dans la revue Lancet), voire des cancers du sein ou du poumon chez leur maître, avaient déjà été rapportés dans la littérature scientifique, rappellent Carolyn Willis (département de dermatologie, Hôpital d’Amersham) et son équipe. D’où l’idée d’entraîner pendant sept mois six chiens à identifier les personnes souffrant d’un cancer de la vessie d’après l’odeur de leur urine. Lors du test final, chaque chien devait identifier, parmi sept échantillons d’urine, le seul correspondant à un patient souffrant d’un cancer de la vessie. Le test était effectué neuf fois par chacun des six chiens, soit 54 essais au total. Les chiens ont correctement sélectionné l’échantillon dans 41 % des cas, en s’allongeant à côté, soit un taux de succès trois fois supérieur au simple hasard (14 % de réussite). C’est un résultat "hautement significatif", souligne dans un commentaire un expert en statistiques médicales Tim Cole. L’urine de 36 patients cancéreux (27 échantillons pour l’entraînement et 9 pour le test final) et de 108 autres personnes (groupe de contrôle comportant autant d’hommes que de femmes) a été utilisée lors de l’étude. Parmi les échantillons de contrôle figuraient aussi ceux de personnes souffrant de troubles urologiques d’origine non cancéreuse, ou d’infections, contenant des traces de sang. Les chiens avaient été entraînés à ignorer les odeurs qui n’étaient pas spécifiques du cancer. Lors de l’entraînement, les chiens ont même conduit à la découverte d’un cancer du rein parmi les patients du groupe de contrôle, en identifiant régulièrement son urine comme un cas de cancer (bien que les examens préalables à l’étude aient été négatifs), relève Tim Cole dans son commentaire.

BMJ : http://bmj.bmjjournals.com/cgi/content/full/329/7468/712 ?ehom

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Régime méditerranéen et exercice : les clés d’un bon vieillissement

Un régime méditerranéen à base de fruits, légumes, huile d’olive et poisson, accompagné d’une consommation modérée d’alcool et d’exercice régulier sont les clés de la forme y compris chez les personnes âgées, relèvent plusieurs études médicales publiées cette semaine.Les bienfaits pour la santé d’une alimentation saine doublée d’exercice ont déjà été prouvés par de nombreuses recherches mais les trois études, une européenne et deux américaines, publiées dans la dernière édition du très respecté "Journal of the American Medical Association/Jama", montrent pour la première fois que ces effets demeurent tout aussi réels pour le troisième âge, aussi bien pour la santé physique que mentale. Une recherche effectuée sur 2.339 personnes âgés de 70 à 90 ans (1.507 hommes et 832 femmes) en bonne santé, non fumeurs, buvant modérément et physiquement actifs, sur une période de dix ans dans onze pays en Europe et suivant un régime méditerranéen, révèle une baisse de 60% des principales causes de mortalité (maladies cardio-vasculaires, coronariennes et cancer) comparativement à un groupe témoin ayant des habitudes alimentaires et de vie différentes. Au coeur de ce régime méditerranéen, le poisson présente une faible teneur en acides gras saturés qui accroissent le risque de maladies cardio-vasculaires, selon les experts. Par ailleurs, "la consommation régulière de poisson agit pour un vieillissement réussi", selon la gériatre Isabelle Bourdel-Marchasson du CHU de Bordeaux. La consommation régulière de poisson permet aussi d’éviter les cas de "mort subite" (arrêt cardiaque) et semble bénéfique pour la prévention des cas de "démence", comme la maladie d’Alzheimer, souligne la gériatre. Une étude, menée en Gironde et Dordogne sur plus 3.700 personnes de 65 ans et plus, a en effet montré que ceux qui consomment du poisson au moins une fois par semaine, voient "le risque de présenter un cas de démence dans les sept années suivantes diminuer de 30%", explique l’épidémiologiste Pascale Barberger-Gateau. Deux autres études conduites aux Etats-Unis et dont les résultats ont été publiés mardi dans Jama mettent clairement en évidence qu’une marche régulière peut aider à maintenir la vivacité d’esprit et à réduire les risques de développer la maladie d’Alzheimer ou d’autres formes de sénilité chez les plus de 70 ans. Une de ces recherches effectuée sur un groupe de 2.257 retraités, tous des hommes, âgés de 71 à 93 ans de 1991 à 1993, démontre que ceux marchant seulement de 500 mètres à un kilomètre quotidiennement avaient deux fois plus de risques de souffrir de dégénérescence mentale que ceux parcourant plus de trois kilomètres par jour. "Bien que complexe, cette étude avec d’autres tend à mettre en lumière la relation entre la marche et le style de vie en général avec une réduction des risques de sénilité chez les personnes âgées", souligne le Dr Robert Abbott, un des scientifiques ayant conduit cette recherche. Une seconde étude faite sur un groupe de 16.466 femmes de plus de 70 ans indique également que celles qui sont le plus actives physiquement ont les meilleurs résultats aux tests de mémoire et d’agilité mentale. "Les résultats de ces recherches montrent qu’il n’est jamais trop tard et qu’une alimentation et un style de vie sains font une très grande différence", a commenté le Dr Meir Stampler de l’Université Harvard dans un éditorial de la revue Jama. "Très souvent les personnes âgées sont fatalistes et pensent que rien ne peut modifier leur état de santé", a-t-il ajouté. Ces nouvelles recherches apportent de nouvelles preuves que de simples changements dans les habitudes alimentaires et le style de vie peuvent considérablement améliorer l’état de santé des personnes âgées et allonger l’espérance de vie de l’ensemble de la population. L’adoption d’un régime méditerranéen a ainsi contribué à réduire considérablement de sérieux troubles du métabolisme (surpoids, hypertension, taux élevé de cholestérol et diabète) chez 180 personnes adultes (99 hommes et 81 femmes) après deux ans, selon une recherche effectuée à Naples (Italie) de juin 2001 à janvier 2004, publiée mardi dans Jama. Des chercheurs américains et grecs avaient déjà conclu en juin dernier à une augmentation de l’espérance de vie après avoir étudié les habitudes alimentaires de plus de 22.000 personnes entre 1994 et 1999 en Grèce où l’alimentation est essentiellement de type méditerranéen.

JAMA : http://jama.ama-assn.org/cgi/content/full/292/12/1433

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Première naissance d’un bébé après une auto-transplantation de tissus ovariens de la mère

La naissance d’un bébé, jeudi 23 septembre, obtenue après transplantation de tissus ovariens, conservés congelés, sur une femme qui avait subi une chimiothérapie anti-cancéreuse, est annoncée par des gynécologues belges dans un article de la revue médicale britannique The Lancet, Pour les cliniques universitaires Saint-Luc, l’établissement bruxellois où la mère, une Belge de 32 ans, a donné naissance à Tamara, une petite fille de 3,72 kg, jeudi, cette première médicale donne espoir à toutes les femmes ayant subi de lourds traitements anticancéreux. C’est "le premier cas de naissance vivante" après la réussite de la greffe de fragment d’ovaires prélevés chez la patiente puis congelés, avant d’entamer la chimiothérapie, selon un procédure appelée "auto-transplantation orthotopique (dans la cavité pelvienne) de tissus ovariens cryopréservés", souligne la revue. Selon le principal auteur, le professeur Jacques Donnez, de l’université catholique de Louvain à Bruxelles, ce résultat "ouvre de nouvelles perspectives pour les jeunes patientes cancéreuses confrontées à une insuffisance ovarienne précoce", ou une ménopause précoce induite par la chimiothérapie ou la radiothérapie, anéantissant ainsi tout espoir de grossesse. La jeune femme a ainsi pu avoir un bébé sept ans après la mise à l’abri de son tissu ovarien avant de commencer le traitement pour son cancer, une maladie de Hodgkin, variété de lymphome. Bien que devenue infertile après la thérapie anticancéreuse, elle a pu avoir de nouveau des cycles menstruels avec ovulation, cinq mois après la transplantation. Onze mois après l’auto-greffe, elle était enceinte par fécondation naturelle.La chimiothérapie et la radiothérapie peuvent altérer la fertilité des cancéreux, celle des femmes comme celle des hommes. Mais ces derniers, s’ils le souhaitent, peuvent envisager une paternité ultérieure en donnant leur sperme à congeler avant d’entreprendre un tel traitement. Alors que la congélation des ovocytes, dont le recueil nécessite des traitements hormonaux souvent incompatibles avec le cancer, est loin d’être aussi bien maîtrisée.

Lancet : http://www.thelancet.com/journal/vol364/iss9440/early_online_publication

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Économie numérique

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Le vote en ligne réduit l’abstention

Le vote par Internet, de dimension nationale et reconnu officiellement, n’est plus un mythe. C’est en Suisse que le rêve de nombreux internautes s’est concrétisé. Dimanche 26 septembre, lors d’un référendum national, quatre communes du canton de Genève ont participé à ce projet pilote. Le dépouillement des bulletins électroniques aura duré exactement 13 minutes et 5 secondes. Aucun problème technique ni aucune attaque n’ont entaché ce scrutin. Une première mondiale. Et un véritable succès.Le vote par Internet de dimanche concernait quelque 22.000 électeurs. 21,8 % d’entre eux, soit 2 723 exactement, ont choisi de voter tranquillement assis depuis chez eux, derrière un ordinateur. Les électeurs genevois concernés avaient déjà eu l’occasion de voter en ligne à quatre reprises lors de scrutins municipaux. Ce dimanche, le référendum était organisé à un échelon national. La participation totale dans les quatre communes du canton a dépassé de 3,2 % à 5,8 % la moyenne de participation des cinq dernières années. "Le volet participation est essentiel dans la mise en place de ce projet", a indiqué au Journal du Net Robert Hensler, Chancelier d’Etat de la République et canton de Genève.Les Suisses sont appelés à voter un minimum de quatre fois par an. De quoi lasser même les plus citoyens d’entre eux. "Partant de ce constat et également du fait que l’abstention est plus importante dans la catégorie d’âge des 18-30 ans, nous avons souhaité mettre en place un système simple qui simplifie et favorise la participation", explique Robert Hensler. De fait, les jeunes ont plébiscité ce nouveau mode de scrutin. L’âge des votants est situé autour de 30 ans, alors que le vote par correspondance est plutôt celui des plus de 50 ans. Autre tendance marquante : plus de la moitié des votes électroniques ont été enregistrés lors de la dernière semaine du scrutin. Les Suisses disposent en effet de trois semaines ouvrées pour voter par correspondance. Cette donnée souligne la différence de comportement des utilisateurs du Net. "Le vote est plus réfléchi, constate Robert Hensler. Mais surtout, on remarque que les citoyens ont entièrement confiance dans le système mis en place en termes de transmission de l’information et de délais.""Ce premier scrutin fédéral en ligne est une étape importante pour la démocratie et nous ouvre de belles perspectives sur le plan national", déclare Robert Hensler. La prochaine étape est l’extension du bulletin électronique à huit communes du canton de Genève, soit quelque 40.000 électeurs. A terme, "ces expériences ouvrent la voie à une éventuelle adoption du vote électronique en Suisse", conclut le Chancelier d’Etat.

JDNet : http://www.journaldunet.com/0409/040929ivotesuisse.shtml

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Brevets logiciels : le rapport européen qui tue

Par le passé, le régime peu contraignant de la protection de la propriété intellectuelle a provoqué l’apparition d’une industrie du logiciel innovante et concurrentielle, avec des barrières à l’entrée peu élevées. La brevetabilité des logiciels, qui servirait à protéger des inventions de nature non-technique, pourrait tuer l’innovation. (...) De nombreuses grandes sociétés multinationales, y compris européennes, semblent être plutôt favorables, alors que la plupart des petites entreprises y sont farouchement opposées. Quelques rares entreprises européennes se sont préparé aux conséquences de la brevetabilité des logiciels. Cela soulève la question de l’interaction entre l’introduction des brevets logiciels avec la stratégie européenne reposant sur une large utilisation des technologies de l’information. Comme le signale The Register, on pose là les questions qui fâchent : Seules quelques multinationales (ayant déjà des brevets logiciels) veulent étendre la brevetabilité à l’Europe, ce qui leur permettra d’asseoir leur position sur ce territoire très lucratif, tout en éliminant toute petite société qui pourrait avoir des idées ou des projets intéressants. Il n’est pas possible de vouloir bâtir une Europe sur les technologies de l’information si on offre sur un plateau d’argent l’arme qui permettra aux américains de rafler le marché Register : http://www.theregister.co.uk/2004/09/15/pwc_swpat_are_a_threat/

UE : http://europa.eu.int/comm/lisbon_strategy/index_en.html

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L’e-commerce menacé par une découverte mathématique

La validation par un mathématicien de la théorie des nombres premiers pourrait se révéler problématique pour le commerce électronique. L’hypothèse de Riemann, formulée par Georg Friedrich Bernhard Riemann en 1859, tend à expliquer les règles qui régissent les nombres premiers. Ceux-ci sont utilisés comme clés pour le chiffrement des communications Internet et permettent aux banques de sécuriser les données des cartes de crédit des consommateurs. Louis de Branges, un chercheur d’origine française officiant à l’université de Purdue aux Etats-Unis, annonce avoir validé l’hypothèse de Riemann, selon The Guardian qui rapporte l’affaire. Il y a quatre ans, l’institut américain Clay offrait une récompense de 1 million de dollars à quiconque parviendrait à résoudre cette énigme mathématique, parmi d’autres. Les confrères de Louis de Branges ne sont cependant pas convaincus de la fin du commerce électronique, du moins pas encore. "La preuve qu’il a avancée est plutôt incompréhensible", estime le professeur Marcus du Sautoy de l’université d’Oxford, "les mathématiciens ne sont pas certains que le million de dollars a été remporté." Mais le professeur Du Sautoy admet que cette validation pourrait avoir des conséquences sur le commerce en ligne. "La preuve de l’hypothèse de Riemann devrait nous permettre de mieux comprendre le fonctionnement des nombres premiers. Si c’est le cas, le commerce électronique vit ses derniers instants. Il y a donc d’énormes implications en jeu."

VUNet : http://www.vnunet.fr/actu/article.htm ?numero=12733

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Les collectivités locales américaines investissent dans les technologies sans fil

Selon un rapport de l’Université de Georgie réalisé au printemps 2004, il existe près de 40 réseaux WiFi municipaux (réseau intégrant plusieurs " hot spots " via des liaisons sans fil point a point). 40% de ces réseaux ont été payes par les villes elles-mêmes. La principale raison pour la construction de ces réseaux est de fournir un accès Internet haut débit aux habitants dans des zones mal ou peu desservies par les réseaux classiques. Plus généralement, les réseaux sans fil (WiFi, technologies propriétaires, WiMax) se développent parmi les collectivités. Ainsi, dans le Maryland, un réseau sans fil haut débit utilisant la technologie d’Alvarion va être installe dans le cadre du Maryland’s Public Information Network. Ce reseau relie l’ensemble des bibliothèques du Maryland. Ce " backbone " sans fil permettra a chaque comte relie de disposer d’un débit de 100 Mb/s. Les comtes seront ensuite responsables d’éventuelles connexions d’autres agences publiques (forces de polices, pompiers) au réseau. Celui-ci sera intégré par le Business Information Group (BIG) base a York en Pennsylvanie. La ville de Philadelphie en Pennsylvanie par ailleurs commence la mise en place d’un reseau WiFi municipal, pour un coût estime entre 7 et 10 millions de dollars. Néanmoins, la ville ne sait pas encore si l’accès a ce reseau sera payant ou gratuit. De même, le comte rural de Walla Walla dans l’Etat de Washington, via sa compagnie locale d’électricité, a construit un reseau d’accès sans fil sur une surface de près de 4000 km2. Le reseau a été mis en place par Columbia Energy grâce a la technologie de Vivato et compte a l’heure actuelle près de 100 abonnes. Ceux-ci doivent s’acquitter d’un abonnement de $40 par mois pour une connexion a 256 kb/s et $260 par mois pour une connexion a 1,5 Mb/s. (ME)

Université de Georgie : http://www.nmi.uga.edu/research/WiFiCloudsZones—8-10-04.pdf

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Philadelphie se lance dans le WiFi

Philadelphie (Pennsylvanie) a décidé, pour un budget de 10 millions de dollars, de se doter d’une couverture WiFi desservant 1,5 millions de personnes sur une superficie de 350 kilomètres carrés. En 2006, date prévue pour la fin des travaux, ce projet devrait faire de la cité américaine l’agglomération la plus "branchée" de la planète. Contrairement au choix d’autres municipalités à travers l pays, l’accès sans fil à l’Internet haut débit devrait être entièrement gratuit dans les lieux publics. L’objectif est bien entendu d’ouvrir la population sur les ressources du Net, notamment en matière d’éducation, mais aussi d’aider les étudiants de la ville, dont 70% perçoivent des aides financières et ne peuvent donc s’offrir des connexions Internet. L’initiative vise également à développer l’économie locale en favorisant l’accès des petites entreprises au réseau. Cependant, certains craignent une obsolescence de la technologie d’ici deux ans, avec l’arrivée du WiMax et de ses bornes d’un rayon d’action plus étendu, de l’ordre d’une cinquantaine de kilomètres. Le principe de gratuité est par ailleurs remis en cause car il risque de perturber les activités des fournisseurs d’accès Internet privé. Quant aux besoins en WiFi des consommateurs, ils restent flous. Selon une étude de Jupiter Communications, seuls 8% des acheteurs en ligne ont déjà expérimenté une connexion sans fil ; la moitié n’en ont pas ressenti pas l’utilité.

NYT http://www.nytimes.com/2004/09/27/technology/27ecom.html

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Colloques & Manifestations

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Rencontres Internationales de Prospective du Sénat, mardi 19 octobre 2004

L’Agriculture : une chance pour la France

Animation des débats par Véronique Auger, éditorialiste économique sur France 3

Au moment où le ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche et des Affaires rurales engage une concertation avec les organisations professionnelles agricoles en préparation à un projet de loi de modernisation agricole prévu pour 2005, le groupe de prospective du Sénat souhaite contribuer à cette réflexion. C’est pourquoi il organise, le 19 octobre 2004, ce colloque sur l’avenir de notre agriculture. Si la prospective est l’art d’imaginer les possibles pour éclairer le futur, il s’agira de choisir les solutions adéquates pour que l’agriculture trouve une place nouvelle dans notre société et constitue une chance pour la France de demain comme elle l’a été hier. L’environnement institutionnel européen (réforme de la PAC) et international (négociations de l’OMC) conjugué aux préoccupations des consommateurs (sécurité alimentaire et traçabilité, environnement) témoignent des mutations majeures auxquelles le secteur agricole devra s’adapter.

Les progrès des différentes disciplines (agronomie, biologie, agrochimie, ...) laissent-elles entrevoir des réponses aux impératifs de compétitivité et de préservation de l’environnement ? Si le sujet des biotechnologies fait toujours débat, des nouvelles pratiques agricoles et d’autres technologies issues du machinisme agricole et de la télédétection notamment permettront-elles d’optimiser la production agricole ? C’est finalement l’organisation de l’économie agricole et l’avenir du métier d’agriculteur qui seront au centre des débats. Cette journée sera une occasion unique de réfléchir en commun avec les grands acteurs du secteur à un avenir riche de potentialités autant que d’incertitudes.

René Trégouët

Programme du colloque

9 h 00 - Message d’accueil § Christian Poncelet, Président du Sénat

9 h 15 - Allocution d’ouverture

§ Nicolas Forissier, Secrétaire d’Etat à l’Agriculture

9 h 30 - Perspectives et nouveaux défis de l’Agriculture française

§ Jean-Paul Emorine, sénateur de la Saône-et-Loire, président de la commission des Affaires économiques et du Plan du Sénat

§ Jean-René Buisson, président de l’Association nationale de l’industrie alimentaire (ANIA)

§ Pierre Pagesse, président du groupe Limagrain

§ Michel Jacquot, avocat au cabinet Gide Loyrette Nouel et membre du conseil de prospective européenne et internationale pour l’agriculture et l’alimentation

§ Philippe Chalmin, professeur associé à l’université Paris-Dauphine (Paris IX)

§ Bruno Hot, directeur des Politiques économique et internationale au ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche et des Affaires rurales (MAAPAR) (*)

11 h - Recherche et nouvelles technologies de production au service de la compétitivité et du développement durable

§ Jean Bizet, sénateur de la Manche, membre de la commission des Affaires économiques et du Plan et du groupe de prospective du Sénat

§ Marion Guillou, présidente de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA)

§ Joel Chové, directeur du développement et de l’innovation du Centre national du machinisme agricole et du génie rural des eaux et des forêts (CEMAGREF)

§ Luc Abbadie, directeur de recherche, directeur adjoint du laboratoire Fonctionnement et évolution des systèmes écologiques du Centre national de la recherche scientifique (CNRS)

§ Marie-Christine Delucq, responsable des applications agricoles et des ressources renouvelables, Spotimage

§ Daniel Grasset, directeur général de Grande Paroisse

§ Maurice Dohy, chef du département bioressources, ADEME

13 h - 14 h 30 DÉJEUNER DANS LES SALONS DE BOFFRAND

14 h 15 - Agriculture et Société : vers de nouveaux intérêts communs

§ Claude Saunier, sénateur des Côtes-d’Armor, membre du groupe de prospective du Sénat

§ Luc Guyau, président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture (APCA)

§ Maïté Errecart, directrice de l’Institut national de la consommation (INC)

§ Françoise Plet, enseignant chercheur au Laboratoire dynamiques sociales et recomposition des espaces (CNRS) et à l’université Paris 8

§ Jérôme Malavoy,président de Traceone

§ Un représentant d’une société du secteur agricole

§ Jacques Massé, directeur recherche et développement d’Arvalis Institut du végétal

§ André Frouin, président de l’Académie d’agriculture de France

16 h 00 - Quelle place pour l’agriculture française sur la scène internationale ?

§ Jean-Marie Sander, président de la Fédération nationale du crédit agricole (FNCA)

§ Jean-Luc Demarty, directeur général adjoint de la DG Agriculture à la Commission européenne

§ Jean-Paul Bastian, vice-président de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA, chargé des questions internationales)

§ Gérard Durand, secrétaire national de la Confédération paysanne

§ Jean-Christophe Debar, directeur d’Agri US Analyse

§ Jean François-Poncet, sénateur du Lot-et-Garonne, président de la délégation du Sénat à l’aménagement et au développement durable du territoire et vice-président de la délégation parlementaire pour l’Union européenne

17H30 : CONCLUSION

SENAT

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50 invitations pour nos lecteurs au colloque sur l’avenir de l’agriculture

Nous avons le plaisir d’informer nos fidèles lecteurs que le Cabinet CRC, qui organise le mardi 19 octobre 2004 le prochain colloque de prospective du Sénat intitulé : "L’Agriculture, une chance pour la France", offre 50 invitations pour nos lecteurs au colloque du Sénat. Ces invitations portent non seulement sur la participation au colloque mais comprennent également le repas du midi au Sénat. En raison du grand nombre de demandes d’inscriptions que nous avons reçues lors des précédents colloques organisés par le Groupe de Prospective du Sénat, il est important pour nos lecteurs intéressés par cette réflexion passionnante sur l’avenir de la notre agriculture, ses nouveaux défis et ses enjeux scientifiques, économiques et politiques, qu’ils nous adressent une demande d’inscription gratuite par mail le plus rapidement possible. Dans un souci de parfaite équité, ces demandes d’invitations seront traitées par ordre chronologique d’arrivée. Si vous êtes intéressé par ce colloque, qui rassemblera les meilleurs spécialistes français et internationaux dans ce domaine de l’agriculture et si vous souhaitez y participer gratuitement, envoyez-moi un mail (en précisant vos nom et prénom, votre fonction ou profession, vos coordonnées postales et téléphoniques) à l’adresse suivante : tregouet@chello.fr

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