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[@RT Flash] Lettre 74 du 4 au 10 décembre 1999

Sommaire

Édito : Une planète intégralement communiquante en 2025

Sur le site Internet de Lucent Technologies, l’un des géants mondiaux des télécommunications (38 milliards de dollars de CA pour 237 milliards de dollars de capitalisation boursière), on pouvait lire, ces jours derniers, un article tout à fait étonnant, plus proche d’une nouvelle de science-fiction que des habituels communiqués commerciaux d’entreprises. Intitulé " Vers une mutation radicale de la communication pour le 3ème millénaire ", cet article prévoyait rien moins qu’une interconnexion intelligente de tous les objets de notre vie quotidienne via l’Internet. De notre voiture à nos chaussures, de notre frigo à notre agenda électronique souple, en passant par nos vêtements et même notre stylo, tous les objets que nous utilisons chaque jour sans même y penser seront reliés entre eux par l’Internet d’ici 25 ans, prédit cet article. Ce réseau planétaire constitué de dizaines de milliards d’objets interconnectés sera comparable à une véritable " peau " vivante et réactive aux modifications de son environnement. Dès 2010, selon les experts de Lucent, les communications inter-objets dépasseront en volume les communications entre êtres humains. Fini le temps des objets inertes, sans mémoire ni capacité d’adaptation. Nos assistants numériques personnels se mettront à jour automatiquement et en permanence, et sauront hiérarchiser pour nous les urgences et les tâches à accomplir. Nos habitations comme nos appareils électroménagers seront capables de nous informer d’une anomalie et nous rappelleront qu’il faut commander les yaourts ou prévoir le changement de l’amortisseur du lave-linge. Notre voiture se rappellera de notre position de conduite préférée ; elle saura nous indiquer en toutes circonstances le meilleur itinéraire possible et nous préviendra, de surcroît, d’une défaillance mécanique avant que celle-ci ne survienne. Nos bureaux et nos maisons sauront se souvenir de nos visages pour nous en autoriser l’accès et se souviendront aussi de nos habitudes de travail, de nos besoins et même de nos goûts pour s’y adapter de manière aussi discrète qu’efficace. Nos vêtements intégreront des micro-capteurs qui surveilleront tout aussi discrètement notre état de santé et notre condition physique et pourront nous prévenir par exemple de ne pas prendre le volant si nous sommes trop fatigués. Bien sûr, il faudra attendre une à deux décennies pour voir ce scénario se réaliser totalement mais la première étape de ce scénario se réalisera avant 5 ans. En effet, dès 2004, le nombre de terminaux portables reliés à l’Internet sera supérieur au milliard et dépassera le nombre total de micro-ordinateurs fixes connectés au Web. La transmission des données sans fil et à haut débit sera assurée en combinant le numérique hertzien et satellitaire, dans le cadre de la nouvelle norme mondiale UMTS qui permettra à nos mobiles et assistants personnels de recevoir de la vidéo. En outre, la généralisation des modems sans fils sur l’ensemble de nos appareils permettra de travailler avec un confort sans commune mesure avec celui dont nous disposons aujourd’hui. Mais il est clair que cet Internet intégral des années 2010-2020 aura toujours besoin de grandes artères matérielles et d’un réseau secondaire desservant l’utilisateur, capables d’absorber l’explosion prévisible du trafic que va générer un milliard d’internautes. Dans ce domaine, 2 innovations techniques majeures devraient permettre de révolutionner la rapidité d’accès au Web. En premier lieu, l’UDWDM qui permet de multiplexer plus d’un millier de longueurs d’onde par fibre optique et autorise des débits de plus de 10 terrabits/s (un terrabit est égal à 1000 milliards de bits). Avec une telle capacité, on pourra véhiculer sur une seule fibre plus de 15 millions de communications téléphoniques ou encore plus de 500.000 films simultanément ! Enfin, pour aller jusqu’à l’utilisateur final, une autre innovation remarquable, le VDSL, permettra de proposer aux foyers des accès à 10 mégabits/s en voie descendante, de quoi permettre le développement de la visiophonie et de la vidéo à la demande. Ce monde intégralement communiquant qui nous attend dans une génération sera-t-il pire ou meilleur que celui que nous connaissons aujourd’hui ? La réponse à cette question n’est pas de nature technique mais politique et éthique car la technologie, quelle que soit sa puissance, n’est jamais qu’un outil qui doit être mis au service du plus grand nombre pour contribuer à l’épanouissement intellectuel et à l’accomplissement personnel de tous.

(voir article sur le site de Lucent http://www.lucent.com/press/1199/991112.bla.html)

René TREGOUET

Sénateur du Rhône

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INTERNET

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USA : coup d’accélérateur pour l’internet à l’école

San Jose Mercury News

La Federal Communications Commission (FCC) a décidé de consacrer plus de moyens financiers pour accélérer les connexions à l’internet des écoles et bibliothèques. Cette initiative de l’organe réglementaire américain, qui finance depuis déjà deux ans les accès réticulaires des écoles et bibliothèques publiques du pays qui en ont le plus besoin, a été saluée par Bill Kennard, le président de la FCC, et Bill Clinton, qui ont souligné l’importance de cette opération. Cet effort très important est possible grâce à une taxe prélevée à cet effet sur les revenus des compagnies téléphoniques, qui, n’oublient pas cependant-business is business-d’en répercuter le coût sur leurs clients. C’est la société Universal Service Administrative qui est chargée de redistribuer cette manne, sous le contrôle de la FCC. Ainsi, les établissements concernés disposent de réductions allant de 20% à 90% sur leurs frais de connexion à l’internet. Près de deux milliards de dollars ont été consacrés à cet objectif en 1998, 1,7 milliard ont été dépensé en 1999, et 2,25 milliards seront investis en l’an 2000, l’ensemble touchant une population estimée à 700 000 personnes.

Brève @RT Flash

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Vers le cartable électronique

Il possède son cartable électronique, travaille sur écran intégré à son pupitre, fréquente un lycée en réseau et pioche ses stages en entreprise sur Internet : lui, c’est l’élève de demain, qui se dessine à travers la visite de quelques stands installés au Salon de l’éducation, foire aux innovations du système éducatif, plus connu pour ses dysfonctionnements que pour son appétit à s’approprier et à tester les nouveautés. Au lycée professionnel (tertiaire et industrie) Charles-de-Gaulle du Muret, près de Toulouse, chacun des 900 élèves dispose de son cartable électronique, accessible sur mot de passe personnel, l’établissement mettant à disposition un ordinateur pour trois élèves. Cette mémoire est divisée en une partie personnelle et une partie commune à sa section, là où les enseignants déversent devoirs, documents, etc. Le lycée fournissant gratuitement le logiciel, l’élève peut également se connecter chez lui, à condition de s’être procuré les logiciels de traitement de textes nécessaires. Dès son entrée au lycée, chaque élève signe une charte, dans laquelle il s’engage à ne pas faire mauvais usage de son " cartable " (pas de sites pornographiques, pas de logiciels piratés...), le tout supervisé par la Commission nationale informatique et libertés, qui a primé l’établissement pour ses (bonnes) pratiques. Si l’ordinateur et le mot de passe sont en train de remplacer le cahier de textes et le crayon, " le contact direct avec l’enseignant reste indispensable ", insiste Abbas Salloum, qui se partage entre ses cours de mathématiques et l’administration du réseau. Le souci de ne pas faire de l’informatique " une machine à enseigner " est précisément au coeur de ce qu’André Bienaimé, membre du service technologies de l’information et de communication du rectorat de Lille, préfère appeler une " aventure " plutôt qu’une expérience, tant les aléas sont encore nombreux. Quarante classes primaires et de collège sont concernées par cette opération baptisée " le pupitre électronique ". Chaque élève est face à un terminal d’ordinateur, l’enseignant pouvant, depuis son bureau-écran, verrouiller, converser, faire un groupe de niveau, ramasser les copies, etc. Siemens et Hewlett-Packard ont été, entre autres, sollicités pour résoudre les " problèmes technico-pédagogiques " du projet auquel une quarantaine de profs, déchargés à mi-temps, sont associés. Le logiciel de pilotage a été développé par une entreprise que le rectorat a repéré sur le Net, tout simplement. Afin de plaider son dossier auprès des collectivités locales avec un maximum de chances de succès, le rectorat veut parvenir à " une classe à 100.000 francs ", contre 250.000 actuellement.

Les Echos : http://www.lesechos.fr/jj19991126/articleg/662165.htm

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Internet France : la barre des 5 millions d’internautes pulvérisée

Les résultats du 3ème trimestre 1999 de Médiamétrie viennent de tomber : nous sommes à 5 212 000 internautes en France, soit 11.6 % de la population des 18 ans et plus. Les connexions au travail restent majoritaires : 52.4 % des surfeurs se branchent sur leur lieu de travail. Mais les connexions à domicile (près de 40 %) dépassent celles des écoles, universités et cybercafés additionnées (36 %) : la pratique de l’Internet est bel et bien entrée dans les foyers. Les internautes réguliers se placent devant les occasionnels et les assidus : 4 personnes sur 10 (40.4 %) se connectent plus d’une fois par mois. Les parts des occasionnels et des assidus représentent chacune 3 internautes sur 10. Internet se banalise et s’intègre aux pratiques habituelles des Français. La démocratisation d’Internet s’observe aussi dans sa diffusion au sein des différentes tranches d’âge de la population. Les 35-49 ans sont dorénavant majoritaires avec 30.4 %, alors que les 25-34 ans arrivaient encore en tête, avec 30.1 %, au deuxième trimestre. De même, la pratique d’Internet augmente pour les plus de 50 ans : 12.2 % contre 11 % au deuxième trimestre.

Lettre de l’internet : http://www.lalettre.com/todaynews.cfm ?id=81&actions=view

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Les collectivités locales vont pouvoir se brancher sur les intranets de l’administration.

Au cours du 82è Congrès des Maires de France, Christian Pierret, le secrétaire d’Etat à l’Industrie, a annoncé que les collectivités locales pourront, comme elles en ont émis le souhait, se raccorder aux intranets mis en place en région par les services administratifs déconcentrés de l’Etat. Ces intranets territoriaux seront généralisés d’ici à la fin 2000. Le secrétaire d’Etat a tenu à rappeler que la loi sur l’aménagement du territoire, votée en juin, permet aux collectivités d’établir des réseaux de fibres optiques et de les mettre à disposition des opérateurs, à condition que ces derniers n’aient pas développé eux-mêmes de tels réseaux et que l’offre à haut débit reste insatisfaisante (notion de "carence")

Atelier : http://www.atelier.fr

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Internet : souriez, vous êtes suivis

Vous le regardez, mais c’est lui qui vous observe. Il en sait même peut être davantage sur vous que votre propre famille. L’internet vous espionne. Car lorsque vous surfez sur le réseau, vous laissez, tel un Petit Poucet, des empreintes un peu partout : sur votre navigateur, sur votre disque dur, sur les sites que vous visitez ou sur des serveurs de données. " Il y a vingt ans on redoutait la constitution de grosses bases de données sur les citoyens par l’Etat. Avec l’internet nous sommes confronté aux problèmes des traces. Ce sont ces petits fichiers qui posent désormais problème ", explique Thierry Jarlet, responsable de la communication de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil). Cet organisme indépendant, chargé de veiller au respect de la loi informatique et libertés, s’est ému dans son rapport annuel, remis à Jacques Chirac au début de l’été, des " problèmes que pose le développement de l’informatique, et notamment de l’internet, au regard du respect de la vie privée ", selon son président Michel Gentot. Et le climat n’est pas rassurant. Les utilisateurs de RealJukebox, un logiciel de lecture de fichiers musicaux, viennent ainsi de découvrir que le fabricant RealNetworks y avait placé un mouchard destiné à recueillir les goûts de chacun. Une affaire qui rappelle les récents déboires d’Intel et de Microsoft, les deux géants de l’informatique, qui se sont attirés les foudres des consommateurs. Intel avait placé des identifiants dans ses microprocesseurs Pentium III et Microsoft dans Windows 98. Le dérapage de la firme de Bill Gates a valu cette année à son puissant patron un Big Brother Award, sorte d’oscar " récompensant " le " meilleur ennemi " de la vie privée. Ces empreintes numériques font frémir, car ce sont des marques au fer rouge. En leur associant des données sur les sites que vous vous visitez, elles permettent de monter de véritables fichiers personnels. De quoi entamer sérieusement la confiance des consommateurs. La Cnil est d’ailleurs de plus en plus souvent interpellée par des utilisateurs du Net angoissés par un risque de fichage abusif. En France, 78% des sites déclarés auprès de la Cnil collectent des informations sur les internautes et plus de la moitié des sites comportant une messagerie électronique transmettent des adresses e-mail à des tiers. La collecte n’est pas illégale si elle est " loyale " : l’intéressé doit en être averti et a un droit d’accès et de rectification.

Nouvel Obs : http://www.nouvelobs.com/economie/medias1.html

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L’inventeur du web milite pour un permis de surfer

Co-inventeur du world wide web, Robert Cailliau soutient la mise en place d’un permis pour tous les utilisateurs d’Internet afin qu’ils soient aussi responsables que les automobilistes sur une route. Le Belge, qui a conçu le web en 1990 avec le Britannique Tim Berners-Lee, estime que la régulation d’Internet permettra aussi de repérer les sites racistes ou pédophiles. "Le Net est un autre monde, un endroit potentiellement dangereux. Vous pouvez faire mal mais l’on peut aussi vous faire mal, comme sur la route. Si vous recevez une formation avant d’ouvrir un compte (Internet), alors vous serez mieux préparé avant de sortir", a déclaré Cailliau à Reuters Television. En revanche, le chercheur insiste pour que le système reste ouvert, sans propriétaire et sans règlement nationaux. "L’Internet et le web sont hors de toutes frontières géographiques. Ils ressemblent à l’air. Si vous polluez en un endroit, la pollution va franchir les frontières", explique t-il. Mais, pour ces mêmes raisons, Cailliau estime indispensable une régulation au niveau international pour suivre le comportement des utilisateurs et les trouver en cas de violations droits de l’Homme. Le co-inventeur du web espère aussi que le Consortium du World Wide Web (W3C) - qui fixe les normes techniques du web - pourra se mettre d’accord sur un système de micro-paiement qui permettra aux utilisateurs d’accéder à des pages sans publicité. Sur l’avenir du web, Cailliau estime qu’il devra être plus rapide et plus riche en informations fiables et de qualité et il compte sur la mise en place du micro-paiement optionnel pour pouvoir réellement travailler sur le web.

Reuters:27/11:99 : http://fr.news.yahoo.com/991127/32/7gpa.html

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L’Union européenne adopte une directive sur la réglementation des signatures électroniques

Alors que le Parlement doit prochainement examiner le Projet de loi légalisant la signature électronique, les ministres de l’ Union européenne chargés des télécommunications ont adopté le 30 novembre à Bruxelles une directive fixant un cadre réglementaire pour les signatures électroniques. Présentée en mai 1998, cette directive établit un cadre juridique homogène au sein de l’Union pour l’utilisation des signatures électroniques. Le projet reconnaît notamment la validité de ces signatures à l’égal des signatures manuelles, à condition de remplir un certain nombre de conditions de sécurité. La signature électronique peut revêtir diverses formes, des plus simples comme l’insertion sur un document d’une signature manuelle scannée, jusqu’aux plus complexes utilisant des codes informatiques cryptés, qui sont aujourd’hui les plus utilisés. Il s’agit évidemment, d’authentifier l’ auteur sans risque d’erreur ou de fraude. Le système doit également assurer qu’un document portant une signature électronique ne puisse pas être modifié a posteriori sans que cela soit détectable. De façon à s’appliquer aussi aux futures évolutions technologiques, la directive a prévu une approche "neutre" pour ce qui concerne les technologies utilisées pour les signatures électroniques ainsi que pour les services habilités à authentifier les signatures. La Commission européenne a de son côté salué l’adoption de ce nouveau cadre légal, soulignant qu’il "assure la sécurité demandée par les acteurs du marché des transactions électroniques et renforce la position de l’Union européenne face à a concurrence dans le contexte d’un marché mondial". La sécurité des transactions est en effet un élément essentiel pour le commerce électronique, un secteur porteur de créations d’emplois que la Commission européenne entend contribuer à développer. D’ici 2002, le commerce électronique en Europe devrait atteindre 30 milliards de dollars et plus de 50% des foyers européens auront alors un accès à l’internet, selon des estimations de British Telecom.

Communiqué de la Commission : http://europa.eu.int/rapid/start/cgi/guesten.ksh ?p_action.gettxt=gt&doc=IP/99/915

Texte de la Directive : http://europa.eu.int/eur-lex/fr/com/dat/1999/fr_599PC0195.html

Projet de Loi sur la signature électronique : http://www.senat.fr/leg/pjl98-488.html

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E-commerce : la téléphonie mobile l’emporterait sur l’Internet

Si l’Europe parvient à devancer les Etats-Unis en matière de commerce électronique, ce sera principalement grâce au développement des technologies mobiles sans fil. Et non, comme on pourrait le penser, à celui du net. Telle est l’une des surprenantes conclusions d’une étude menée par le sérieux Gartner Group. Selon ce dernier en effet, les technologies sans fil constitueront les principaux vecteurs de la percée des applications commerciales b-to-c (business to consumers) en Europe. Plus performante, la téléphonie mobile offrirait un accès simplifié à la Toile. Non seulement, elle devrait, selon l’enquête, devenir une plate-forme commerciale séduisante, surpassant les standards des PC et de la télévision, mais elle bénéficierait aussi d’un engouement spécifique à notre vieux continent. Le téléphone mobile devrait ainsi enregistrer en Europe un taux de pénétration supérieur à 60 % en 2004. La même année, 95% des portables seront logiquement équipés de la technologie WAP (Wireless Application Protocol). Et celle-ci devrait alors, selon les prévisions, engendrer à elle seule 40% des transactions électroniques hors Amérique du Nord. Mais pour atteindre de telles performances, encore faut-il résoudre la question cruciale de la sécurisation de ce type de transactions. Schlumberger, le leader mondial en matière de solutions liées à la technologie des cartes à puce, vient de présenter sa nouvelle carte à puce permettant de sécuriser les transactions de commerce électronique depuis un téléphone mobile. Premier WIM (Wap Identity Module), ce dispositif a pour principaux avantages de permettre de passer d’une application à l’autre (prise d’appel pendant une transaction) mais aussi de pouvoir se localiser sur n’importe quel support : carte bancaire, carte Sim ou même une carte autonome... Un atout qui n’a pas échappé à Visa International qui a rejoint en octobre le Forum WAP. Selon un rapport publié par Allied Business Intelligence (ABI), 500 millions de ces téléphones mobiles seront vendus entre 2000 et 2005, ce qui revient à dire qu’en 2005, ces téléphones représenteront le tiers du parc total produit... Encore à ses prémisses, le m-commerce ou commerce électronique à partir d’un mobile connecté à Internet devrait, soufflent déjà certains professionnels, enregistrer dès 2003 un volume annuel de ventes supérieur à celui des PC.

Tribune : http://www.latribune.fr/Tribune/Articles.nsf/ArticlesWeb/

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INFORMATIQUE

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Du bout des doigts

Déplacer un curseur sur un écran d’ordinateur PC en bougeant simplement les doigts devant l’écran, c’est désormais possible grâce à Takenaka Corp Technical Research Laboratory. Son nouveau dispositif de pointage - "Hard Pointing System" - est en effet muni de caméras CCD détectant les mouvements du doigt désignant un point sur l’écran. L’ordinateur peut ainsi être contrôle à distance de manière simple et il n’y a pas de contact entre la main et l’écran. Ce nouveau dispositif pourrait permettre des opérations chirurgicales pilotées à distance ou encore des contrôles dans la chaîne de fabrication de produits alimentaires. Afin de détecter le point sur l’écran désigné par l’utilisateur, deux séries de cameras CCD surélevées permettent de photographier le déplacement de la main de l’utilisateur. Deux autres cameras situées dans d’autres directions sont ensuite utilisées pour déduire la position de la main à partir du déplacement des images précédentes, procédé semblable au principe des images stéréoscopiques.

Sciences&Avenir : http://www.sciences-et-avenir.com/flashes/technologie/

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Attention, robocop arrive !

Des chercheurs de l’université de Minnesota ont mis au point des robots miniatures pour assister les forces de police dans les conflits urbains ou les prises d’otages. Les robots développés par le groupe d’universitaires dirigés par Nikos Papanikolopoulos pourront être propulsés par un lance-grenades à l’intérieur d’un bâtiment que les forces de police hésiteraient à investir. Ensuite les robots "éclaireurs", de la taille d’une grenade de 40 mm, communiqueront entre eux par radio. Ils se déplaceront en roulant, ou en sautant grâce à un bras articulé déployé par un ressort. Des modèles équipés de caméras et de micros retransmettront images et son à leur base située jusqu’à 400 m de distance. Les chercheurs de l’université de Minnesota envisagent même des robots renifleurs pour analyser l’air environnant. L’assistance aux forces de l’ordre est le premier un des usages envisagés. Financé par la recherche militaire américaine le projet pourrait être achevé en 2001.

Brève rédigée par @RTFlash

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TÉLÉCOMS

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Bruxelles veut la fin des monopoles sur les boucles locales

Le monopole des opérateurs historiques européens sur les communications locales est menacé. Le 24 novembre, la Commission européenne a publié une " recommandation " aux États membres visant à rendre " obligatoire l’accès dégroupé à la boucle locale de l’opérateur ", en l’occurrence les France Télécom, Deutsche Telekom, Telefonica et consors. Ces derniers sont aujourd’hui les seuls à pouvoir exploiter la portion finale de la ligne téléphonique, indispensable pour se connecter à l’internet, que ce soit en mode classique ou avec des services à haut débits comme l’ADSL. Pour la Commission, qui prend position pour la première fois sur ce sujet délicat, cette mesure est destinée à " stimuler la concurrence et l’innovation technique au niveau du réseau d’accès local, qui constitue un "goulet d’étranglement", en particulier pour la mise en place de services à haut débit par d’autres fournisseurs. " Le dégroupage serait donc un moyen de " favoriser la diffusion rapide de nouvelles technologies d’accès [de type DSL] ". La Commission demande aussi aux États d’accélérer les allocations de licences " pour les boucles locales sans fil à large bande (Wireless Local Loops ou WLL) ". Erkki Liikanen, commissaire finlandais chargé de la société de l’information, proteste contre " le prix élevé des lignes louées en Europe ". Et rappelle le problème des liaisons spécialisées (LS) : elles permettent aux entreprises d’avoir des accès permanents et à hauts débits à l’internet mais, utilisant la boucle locale, elles sont tributaires des prix des opérateurs nationaux. Le commissaire enfonce le clou : ce prix élevé " a eu un effet négatif sur la compétitivité des entreprises européennes et a entravé le développement de l’internet en Europe. Cette recommandation profitera à tous les utilisateurs de l’internet et en particulier aux PME... " Du côte de France Télécom, on préfère attendre la réaction de l’État, " principal visé " par ce texte, nous indique un porte-parole. " Certes, dit-il, le dégroupage arrivera un jour. Mais pour l’instant, ce texte n’est qu’un projet, il faudra attendre une directive et que celle-ci soit transposée dans notre droit. Pas pour demain, donc... " Le texte est pourtant assez avancé pour " recommander " des " prix plafonds " pour les LS, " comparables aux prix pratiqués sur d’autres marchés concurrentiels, tels que les États-Unis ". Soit : LS de 64 kbit/s pour 80 euros/mois (hors TVA), 2 Mbps pour 350 euros/mois et la 34 Mbps pour 2 600 euros/mois.

ZDNet : http://www.zdnet.fr/cgi-bin/a_actu.pl ?File_ini=a_actu.zd&ID=11740

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La fin du monopole de France Télécom sur la boucle locale se confirme

Jean-Michel Hubert, le président du collège de l’Autorité de régulation des télécommunications (ART), a annoncé le 1er décembre qu’il allait ouvrir des groupes de travail afin de permettre la mise en place du dégroupage d’ici à la fin de l’année prochaine. L’arbitre français des télécoms rejoint ainsi Christian Pierret, le ministre en charge des Télécommunications, qui souhaite également que la concurrence sur le marché français des télécommunications franchisse une nouvelle étape début 2001. Bien qu’il ne soit pas prévu dans la loi des télécommunications de 1996, le dégroupage est une mesure technique qui permettra aux concurrents de France Télécom de sous-louer les derniers mètres de son réseau de télécoms, ceux qui aboutissent à l’abonné. Ce dégroupage total ne sera néanmoins autorisé que pour permettre aux opérateurs de venir concurrencer France Télécom sur le marché de l’accès à Internet à haut débit (technologie ADSL). La voix restera pour l’instant à l’écart de cette ouverture... Jusqu’à ce que les concurrents proposent également à terme d’acheminer de la voix sur Internet. Même s’il refuse pour l’instant de l’admettre publiquement, France Télécom n’est désormais plus opposé au dégroupage. Mais les discussions risquent cependant d’être longues et complexes. Outre les inévitables problèmes de prix, les conditions de cohabitation entre France Télécom et ses concurrents pourraient déboucher sur de nombreux points de blocage. Pour tenter de clarifier le débat, le dégroupage devrait donc faire l’objet d’une nouvelle loi. Jean-Michel Hubert a prévenu, hier, que les conclusions des groupes de travail pourront servir " à bien préparer les décisions à venir et à éclairer, le moment venu, un nécessaire débat parlementaire ". Le gouvernement est sur la même ligne et souhaite introduire la problématique du dégroupage dans la loi sur la société de l’information qui sera présentée l’année prochaine. En attendant la mise en oeuvre effective du dégroupage, l’arbitre des télécoms souligne que France Télécom doit, sans délai, proposer aux opérateurs une solution (de revente ou de dégroupage partiel) leur permettant " d’offrir des services à haut débit ADSL dans des conditions équivalentes à celles dans lesquelles France Télécom est aujourd’hui autorisé à développer ses propres services. ".

Les Echos /2:12/99 : http://www.lesechos.fr/hightech/index.html

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3200 kilomètres sans rafraîchir les signaux

Les exploitants de réseaux en fibre optique le savent. Les signaux doivent être régénérés régulièrement sous peine de ne jamais arriver à destination. Dans la plupart des réseaux de fibres optiques, des amplificateurs sont disposés tous les 300 kilomètres environ, ce qui alourdit le coût des infrastructures et la capacité des lignes. Ces amplificateurs doivent transformer les signaux lumineux en électricité, puis moduler des sources lumineuses en sortie. Corvis, qui développe des technologies 100% optiques, affirme pouvoir étendre la portée des signaux à 3200 kilomètres en améliorant la transparence optique des infrastructures. C’est le deuxième contrat rendu public en quelques jours par Corvis. Après Williams Communications, Qwest a annoncé, mardi 23 novembre, son intention de tester la technologie de l’entreprise pour améliorer la capacité de ses réseaux. Si peu de détails ont filtré sur cet accord, Corvis avait expliqué dans un communiqué que sa technologie sera déployée au début de l’année prochaine sur une liaison de Williams entre Houston (Texas) et Herndon (Virginie). D’une capacité initiale de 400 gigabits/s, la ligne expérimentale devrait voir son débit grimper graduellement à 2,4 térabits/s.

Network News : http://www.vnunet.fr/NN/pgs/actu_infos_article.htm ?date=1999-11-24&id=5

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Le téléphone est mort, vive le téléphone !

Quelle différence y a-t-il entre un téléphone de bureau et un téléphone dit " IP " (Internet Protocol) - autrement dit, parlant le langage Internet ? Réponse : aucune, pour l’utilisateur. Les deux appareils permettent de joindre un interlocuteur en composant un numéro sur un clavier et en parlant dans un combiné. Mais, dans le premier cas, la conversation transite par le réseau téléphonique classique. Dans le second, elle emprunte le réseau de données utilisé par les ordinateurs de l’entreprise, grâce à une technique baptisée " voix sur IP ". Le premier modèle de téléphone IP est sorti cet automne chez Cisco, et Matra Nortel Communications doit lancer le sien au printemps. Cet objet est l’emblème d’une révolution qui va changer notre manière de téléphoner, professionnelle d’abord, domestique ensuite. Son arrivée sur le marché annonce aussi un combat de titans dans l’industrie des télécommunications. Les équipementiers spécialisés dans la voix, l’américain Lucent, le canadien Nortel et le français Alcatel, voient leur territoire s’ouvrir au profit de ceux qui viennent des données, les américains Cisco et 3Com. Dans le même temps, un grand nombre de nouveaux venus, américains pour la plupart (Clarent, Vocaltec), ou encore l’exception française, Arcanset, se posent en experts de la téléphonie IP et prennent leur part du gâteau. Le marché de l’équipement pour ce nouveau type de téléphonie devrait franchir la barre des 500 millions de dollars à la fin de l’année 1999 et dépasser celle des 4 milliards de dollars en 2003, selon une étude publiée par Probe Research en juillet. La possibilité de faire passer la voix sur les réseaux de données, comme les intranets d’entreprise ou Internet, remet en cause l’idée même du téléphone payant. Car ce type d’appel est bradé, sinon gratuit. La voix voyage en simple bagage accompagné, sur des lignes où les passagers qui ont payé leur place seraient des pages Web, des fichiers informatiques ou de la vidéo. Mais, surtout, la téléphonie basée sur le protocole Internet ouvre de nouveaux horizons à un objet rudimentaire inventé en 1876. Fini les messages qui s’entassent dans la boîte vocale quand on part en voyage. Ceux-ci sont automatiquement dupliqués dans des e-mails et envoyés dans la boîte aux lettres électronique, qu’on consulte depuis son PC portable. Terminé le trombinoscope sur papier, toujours périmé. L’annuaire de l’entreprise est sur l’ordinateur, et il suffit de cliquer sur le nom d’un collègue pour l’appeler. Et d’ici quelques années, à la maison, on n’entendra plus la réflexion rituelle : " C’est encore pour toi ! " Chaque membre de la famille aura son propre numéro de téléphone et sa boîte vocale personnelle. Sur le modèle de l’abonnement à Internet, qui donne droit pour le même prix à plusieurs adresses électroniques.

L’Expansion/29-11-99 : http://www.lexpansion.com/site/courant/html/thematiques/technologie/enquete/article610/new_

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Le boom des téléphones portables Wap

Selon un rapport édité par l’Allied Business Intelligence (ABI), le marché des téléphones Wap va devenir très porteur pour ses fabricants. Ainsi, ABI prévoit que 500 millions de ces téléphones mobiles seront vendus entre 2000 et 2005.Ce qui signifierait qu’en 2005, les téléphones Wap représenteraient un tiers de l’ensemble des téléphones mobiles produits. Les autres terminaux nomades (smartphones, PDA) devraient également croître mais dans une moindre mesure. C’est évidemment la demande croissante pour des échanges de données qui entraînerait cette expansion et les constructeurs voulant une part de ce marché devront innover dans ce sens.

ZDNet : http://www.zdnet.fr/actu/tech/a0011753.html

www.mobinet.com

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Votre mobile peut-il vous trahir ?

On savait que la sécurité des transmissions voix et données sur les téléphones mobiles promettait d’apporter quelques soucis aux responsables informatiques. A l’occasion du salon Milipol, qui réunit les professionnels de la sécurité, de la surveillance et accessoirement de l’espionnage, les visiteurs ont pu constater la prolifération des technologies d’écoute, de localisation et d’interception des communications GSM. Présente au salon, la Compagnie française d’exportation (Cofrexport) propose un intercepteur capable de révéler les communications d’un téléphone voire d’un ordinateur portable. Bien que les industriels restent très discrets sur les capacités techniques de leurs produits, les associations de protection des droits civiques Epic (Etats-Unis) et Privacy International (Grande-Bretagne) dressent, sur leur site commun www.privacy.org, une liste impressionnante d’appareils indiscrets issus du catalogue de Cofrexport. On trouve ainsi un intercepteur de fax (référence COF 231) capable de surveiller plusieurs lignes à la fois. Tout aussi croustillant, le COF 8000 permet de brouiller des écoutes mobiles. Le tout pour les utilisations les plus nobles évidemment, comme la protection de convois et d’ambassades contre les attentats en empêchant le déclenchement d’explosifs à distance. Le brouillage n’est pas une activité cachée. Sur son site Web, la jeune société parisienne Nuances Technologies présente dès sa page d’accueil l’appareil BlockPhone, capable de faire taire n’importe quel téléphone mobile dans un rayon de plus de 200 mètres ! Son système de brouillage empêche d’envoyer ou de recevoir des appels dans la bande de 800 à 1900 MHz. Il est destiné, là encore, aux services anti-terrorisme et peut être déployé dans des bases militaires ou des prisons. Des applications civiles ? Elles ne manquent pas. Cité par l’AFP, son responsable Jean-Claude Bonhomme rêvait de diffuser l’appareil dans les restaurants, théâtres et autres salles de concert. L’appareil a toutefois été interdit en France. .Enfin, la localisation des mobiles n’est pas en reste. Plusieurs sociétés proposent des équipements permettant de repérer l’émetteur d’un appel. La société Rohde & Schwartz commercialise ainsi des radiogoniomètres, fixes ou portables, susceptibles d’offrir cette fonction. Bref, la panoplie des oreilles électroniques est disponible, à défaut d’être utilisable par le citoyen en toute légalité. Si l’on souhaite braver discrètement la législation, il est aussi possible de détourner un appareil de son utilisation d’origine. "Un bon bricoleur peut faire de l’écoute GSM avec un analyseur de spectre", prévient Danièle Laurent, porte-parole de Rohde & Schwartz.

Network news : http://www.vnunet.fr/NN/pgs/actu_infos_article.htm ?date=1999-11-26&id=0

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Motorola triple la vitesse des connexions Internet sans fil

Le groupe Motorola vient d’annoncer le lancement commercial au Japon, début janvier, d’une technologie d’accès Internet sans fil de 64 Kbps. Jusqu’à présent, le débit maximal d’un accès Internet par téléphone mobile était de 19,2Kbps. Cette nouvelle technologie sera disponible par le biais de deux opérateurs sans fil japonais, DDI Corporation et IDO Corporation. Elle intégrera bien sûr les mobiles à base de WAP. Motorola prétend en outre que le mode "veille", particulier à cette technologie, économise d’une part la largeur de bande, en libérant les canaux inutilisés, et assure d’autre part au client de n’être facturé que pour la transmission de données proprement dite, ni plus ni moins. L’économie devrait également se ressentir sur les batteries des téléphones. Motorola ajoute que sa technologie représente un grand pas vers les débits de 3ème Génération (3G) qui s’élèveront, eux, à 384Kbps.

Brève rédigée par @RT flash

Wired : http://www.wired.com/news/technology/

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Cisco mise sur la technologie sans fil

Cisco, le premier équipementier mondial de réseau, est sur le point de présenter de nouveaux produits de communication sans fil permettant de transporter rapidement aussi bien de la voix que des données. Le New York Times précise que cette innovation repose sur une technologie jusqu’ici peu utilisée, le Multichannel Multipoint Distribution Service (MMDS). L’utilisation d’une fréquence pour ce type d’applications fait habituellement l’objet d’une demande de licence auprès de la Federal Communications Commission (FCC) mais cette dernière a décidé, pour encourager leur utilisation expérimentale, d’alléger la procédure pour une partie des fréquences allouées.

brève rédigée par @RT flash

New York times/29-11-99 : http://www.nytimes.com/library/tech/99/11/biztech/articles/29fix.html

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Samsung présent le premier vidéophone portable

La firme coréenne Samsung vient d’annoncer la mise su le marché du premier vidéophone portable qui permettra de téléphoner tout en regardant un film sur le petit écran. Baptisé SCH-M220 TV phone, cet appareil, dont la commercialisation commencera dès le début 2000, est équipé d’un écran plat a cristaux liquides haute résolution de 4,57 centimètres de côté monté sur une téléphone portable pliable, a précisé le fabricant. "Tout en se déplaçant, l’utilisateur sera en mesure de parler à ses interlocuteurs tout en regardant des sports, des fictions ou des variétés", explique la société coréenne. "Avec la mise au point de ce vidéophone portable, nous avons établi une nouvelle norme dans le domaine du multimedia numérique", a souligné le vice-président de Samsung, Lee Ki-Tae.

brève rédigée par @RT flash

Wired : http://www.wired.com/news/technology/

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MULTIMÉDIA / TV

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Pioneer va commercialiser un lecteur-enregistreur de DVD.

Le groupe d’électronique japonais Pioneer vient d’annoncer la commercialisation au Japon, pour le mois de décembre, des premiers lecteurs-enregistreurs DVD effaçables. Ces lecteurs-enregistreurs feront leur apparition en Europe et aux Etats-Unis à la fin de l’année prochaine. Appelé DVD-1000, l’enregistreur sera commercialisé 250 000 yens, soit environ 12 500 F. Les disques vierges seront vendus 3 000 yens (150 F). Ils ont le même format qu’un DVD (12 cm de diamètre), une capacité de stockage de données de 4,7 gigaoctets, soit l’équivalent de six heures de film. Ils peuvent être réenregistrés un millier de fois. Voulant devenir le numéro un mondial du DVD, Pioneer prévoit de commercialiser cette année 1,3 million de lecteurs classiques, soit le double de l’année précédente. Le groupe espère avec le DVD vidéo enregistrable, précipiter la fin de la cassette vidéo.

Atelier : http://www.atelier.fr

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ÉLECTRONIQUE

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Futur : mille-pattes et vibrations au menu

Comme chaque année, la lecture du programme de la conférence internationale des circuits semiconducteurs (ISSCC) réserve son lot de nouveautés. En février prochain. Compaq, Samsung et Alpha processor doivent présenter ensemble une puce Alpha dessinée en 180 nanomètres qui fonctionne à 1 GHz. Pas moins de 24 chercheurs signent l’article ! Chez IBM, on présentera un PowerPC à la même fréquence, tandis que Motorola se contente d’un G4 modifié à 780 MHz. Intel n’est pas en reste, qui outre son IA-64, montrera que ses Pentium III peuvent encore grimper en fréquence. Les ingénieurs disposent d’un prototype qui animera ses 25 millions de transistors à 1 GHz. Comme les produits de série, la puce utilise une technologie de gravure 180 nm avec des connexions en aluminium. Côté stockage, IBM présentera les avancées de ses technologies à très haute densité. Les chercheurs du laboratoire de Zürich décriront leur mille-pattes (Millipede), une technologie dérivée du microscope à force atomique. La tête d’enregistrement peut, avec ses 1024 aiguilles de 4 nanomètres de diamètre, lire et écrire jusqu’à 31 gigabits de données sur chaque centimètre carré de support. C’est dix fois plus que les disques durs de laboratoire, et trente fois mieux que ceux du commerce... Sur le front de la consommation d’énergie, c’est sans doute le MIT qui devrait remporter la palme. Le laboratoire américain présente un processeur de signaux (DSP) qui absorbe seulement 560 nanowatts. Un niveau de consommation qui, expliquent les chercheurs, permet d’envisager de l’alimenter par conversion électrique des vibrations ambiantes. A quand un téléphone qui se recharge tout seul ?

Yahoo : http://fr.news.yahoo.com/991125/32/7g3v.html

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ESPACE

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Mars Polar Lander atterrit sur la planète rouge

La sonde américaine Mars Polar Lander doit atterrir aujourd’hui sur la planète rouge, où elle tentera de découvrir de l’eau en sous-sol. Pour les scientifiques, il s’agit d’une étape supplémentaire vers le débarquement de l’homme sur Mars dans une quinzaine d’années. Après l’échec de la mise sur orbite de la sonde américaine Mars Climate Orbiter, Mars Polar Lander et les deux mini sondes Deep Space 2 devraient se poser en douceur sur le sol martien, à l’issue d’une randonnée de 11 mois et 757 millions de kilomètres. MPL doit pénétrer dans l’atmosphère martienne en suivant un étroit couloir de 10 km de large et 40 km de long commençant à une altitude de 125 km. La sonde, qui voyage à la vitesse de 19.300 km/h, doit se poser dans une plaine située à quelque 800 km du pôle Sud, par 76 degrés de latitude sud et 195 degrés de longitude ouest. Le site choisi, une ellipse d’une surface de 4.000 km2, ne présente qu’une difficulté, la présence de deux cratères dont l’un de 14 km de diamètre. MPL sera dirigée vers le centre de l’ellipse, un rectangle de 200 km de long pour 20 km de large. La sonde plongera directement dans l’atmosphère, protégée de la chaleur du frottement par un bouclier thermique. Un parachute s’ouvrira ensuite à environ 7 km d’altitude pour ralentir sa chute jusqu’à un kilomètre de hauteur. Enfin, le moteur sera allumé pour l’atterrissage en douceur. Cette technique avait été essayée avec succès pour les deux Viking qui s’étaient posées en 1976. Mais MPL se réserve un certain nombre de "premières". Ainsi, sa descente sera filmée par une caméra extérieure. D’autre part, elle lâchera en altitude les deux mini-sondes de l’expérience Deep Space 2, Scott et Amundsen, qui tomberont sans freinage pour se ficher à un mètre de profondeur afin de rechercher de l’eau dans le sous-sol. Leur mission principale sera de tenter de détecter de l’eau, sous forme de glace ou de vapeur, dans le sol martien. Mars Polar Lander dispose d’un bras robotisé qui lui permettra de racler la croûte de la surface et de placer les échantillons recueillis dans un mini-four laboratoire. Ils y seront chauffés pour en extraire les gaz volatiles éventuels, comme la vapeur d’eau ou le dioxyde de carbone. c’est en 1964 que la sonde Mariner 4 nous a envoyé les premières photos de Mars prises de l’espace. En 1976, les deux sondes Viking ont été les premiers vaisseaux américains à se poser sur Mars. Avec leurs deux modules restés sur orbite, elles tracent un premier portrait de la planète. Toutefois, elles ne permettront pas de déterminer la présence d’une vie sur l’astre. En 1997, la sonde Mars Pathfinder crée à son tour l’événement en atterrissant avec son petit robot mobile Sojourner. Pour la première fois, l’homme peut se déplacer sur une autre planète par robot interposé. Photographies saisissantes, études météorologiques, analyses de roches, la sonde a apporté des éléments uniques sur la présence, dans le passé, de grandes quantités d’eau ou sur l’activité volcanique. Cette même année, la sonde américaine Mars Global Surveyor se mettait sur orbite autour de l’astre. Depuis, elle ne cesse de renseigner sur les détails de la planète - dunes, canyons... - et cartographie systématiquement sa surface. Mars Polar Lander n’est qu’un maillon de la chaîne de sondes qui arriveront sur Mars au cours des prochaines années. Les Américains doivent envoyer désormais tous les deux ans deux vaisseaux vers l’astre. L’Agence spatiale européenne (ESA) entrera dans la course avec " Mars Express ". Et en 2005, la France et les Etats-Unis lanceront la première " mission retour " pour ramener sur Terre des échantillons du sol de Mars. La grande aventure martienne, l’arrivée de l’homme sur Mars, s’inscrira dans cette longue lignée, peut-être dès 2014. Pour les fanas du cyberespace, la sonde Mars Polar Lander spacecraft diffusera en direct sur l’internet images et sons de la planète rouge dès son accostage, le 3 décembre. La sonde se posera près du pôle sud de la planète. Elle transporte un microphone spécial qui retransmettra tous les sons ratissés sur le sol martien, qui seront disponibles sur le site de la Société planétaire, à l’origine du projet. Lancée en 1980, l’entreprise a réuni des universitaires de Berkeley, des scientifiques, dont David Juergens, du Laboratoire de propulsion de la Nasa (le JPL), pour mener le projet à bien et intégrer un micro à la sonde. Quant aux différentes prises de vues que nous offrira la sonde, elles seront retransmises sur un autre site.

Articles résumés par @RT Flash

AFP

http://fr.news.yahoo.com/991202/2/7jca.html

http://fr.news.yahoo.com/991202/32/7iz9.html

Progrès/3/12:99

http://www.leprogres.fr/infodujour/France_Monde/index.html#1

BBC News

http://news.bbc.co.uk/hi/english/sci/tech/newsid_546000/546366.stm

Le projet Mars Polar Lander

http://mars.jpl.nasa.gov/msp98/index.html

Images de Mars

http://movies.go.com/m2m/index.html

Sons martiens

http://www.planetary.org/

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Six nouvelles planètes découvertes en dehors du système solaire

Une équipe internationale d’astronomes a découvert six nouvelles planètes hors du système solaire, rapporte le WP. Leur taille s’échelonne entre une et plusieurs fois celle de Jupiter, dont elles se rapprochent par leur nature gazeuse. La découverte de ces planètes, permise par l’observation des infimes perturbations qu’elles infligent à la position de l’étoile autour de laquelle elles gravitent, porte à 28 le nombre de planètes découvertes hors du système solaire. Cinq de ces nouveaux astres se trouvent à l’intérieur de la zone d’habitabilité entourant leur étoile, ce qui permet aux astronomes d’espérer qu’elles abritent des organismes vivants. L’orbite elliptique autour des étoiles dont elles sont un satellite est telle qu’elles pourraient contenir de l’eau sous forme liquide.

brève rédigée par @RTFlash

BBC News : http://news.bbc.co.uk/hi/english/sci/tech/newsid_542000/542251.stm

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Nouvelles images satellites : les logiciels ne suivent plus !

Les sociétés développant des logiciels d’application destinés au traitement des images satellitaires doivent revoir leur stratégies pour répondre aux nouvelles attentes crées par l’arrivée sur le marché de nouvelles sources de données brutes. Selon le Président d’Earth Resources Data Analysis System, les mathématiques même qui suffisaient il y a vingt ans pour exploiter les images des premiers satellites Landsat ne permettent pas aujourd’hui d’extraire suffisamment d’information de celles produites par le satellite Ikonos, qui présentent des pixels de seulement un mètre de coté. Par ailleurs, ces développeurs ne doivent plus se contenter de servir une communauté de chercheurs et d’experts en informatique, mais fournir des logiciels exploitables par des non-initiés. La vente pour seulement 600 dollars l’unité, par le gouvernement américain, d’images produites par le nouveau satellite Landsat 7 ouvre le marché de l’imagerie spatiale à de nombreux nouveaux clients, dans des secteurs aussi variés que la planification urbaine ou le développement de jeux vidéo. Selon de nombreux observateurs, une place prédominante sera donnée aux outils basés sur le réseau Internet, qui permettra notamment le stockage des données brutes sur des serveurs distants, évitant les surcharges inutiles des ressources mémoires des utilisateurs.

Etats-Unis- Espace : http://www.france-science.org/usa-espace

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MÉDECINE & BIOTECHNOLOGIES

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France : première greffe de membrane amniotique sur l’oeil

Un patient a bénéficié pour la première en France d’une nouvelle forme de greffe pour réparer la cornée lésée, une greffe de membrane amniotique déjà expérimentée aux Etats-Unis et au Japon, selon les chirurgiens de l’Hôtel-Dieu, l’hôpital parisien où l’intervention s’est déroulée le 10 novembre. "La greffe a été un succès", a indiqué jeudi le Pr Jean-Marc Legeais, du service d’ophtalmologie dirigé par le Pr Gilles Renard. Cette greffe de morceaux de membrane amniotique, qui entoure le bébé dans le ventre de sa mère, a été précédée par des essais cliniques sur l’homme aux Etats-Unis et au Japon, précise-t-il. Dans le meilleur des cas, la membrane utilisée, qui comporte fort peu de cellules, peut se transformer en cornée, paroi transparente protectrice de l’oeil. Le patient, un homme de 40 ans, souffrait d’un ulcère consécutif à une brûlure accidentelle causée par un produit caustique. "Il y a un an, il avait subi une greffe de cornée, mais malgré un traitement anti-rejet avec la cyclosporine, il avait rejeté le tissu greffé". Le trou (l’ulcère) dans la cornée a pu être bouché grâce aux petits morceaux de membranes de 3 cm sur 4 cm, qui sont bien tolérés par l’organisme du receveur. ""Dans le futur, des greffes en urgence, dans les 48 heures après une lésion accidentelle, pourraient être envisagées. Cette dernière indication n’a pas encore été testée chez l’homme, mais parait prometteuse d’après l’expérimentation sur l’animal", relève-t-il.

AFP : http://www.actualinfo.com/fr/sciences/depeche.cfm ?depeche_Index=87874&cat=14

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Sida : 2,6 millions de morts dans le monde en 1999

Le rapport conjoint de l’OMS et l’ONUSIDA, publié quelques jours avant la journée mondiale contre la maladie qui aura lieu le 1er décembre, souligne encore une fois l’ampleur de l’épidémie. En 1999, le sida aura entraîné 2,6 millions de décès et 5,6 millions de personnes auront été infectées par le vih. Depuis le début de l’épidémie, 50 millions de sujets ont été infectés, 16 millions sont décédés. Actuellement, la plus forte progression est observée dans les nouveaux Etats indépendants de l’ancienne union soviétique, bien que "l’épicentre" reste incontestablement l’Afrique. Dans cette zone du monde, les femmes paient un lourd tribut : 12,2 millions d’africaines vivent aujourd’hui avec la maladie et le risque d’infection est, chez les jeunes femmes de 15 à 19 ans, cinq fois plus élevé que chez les hommes du même âge. En Asie, les efforts de prévention semblent porter leurs fruits, la prévalence de la séropositivité étant certes en progression, mais moins rapidement que ce que les estimations laissaient prévoir.

Quotidien du médecin : http://www.quotimed.com/flash/view.cfm ?infoID=1764&Random=66

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Vers des greffes sans rejets

Une équipe de chercheurs britanniques menée par le professeur Roy Calne expérimentent actuellement une nouvelle méthode de transplantation qui permet aux patients d’accepter leurs nouveaux organes sans avoir à prendre de médicaments contre les rejets. La technique, qui a essayée sur une trentaine de patients, donne de si bons résultats qu’elle pourrait être étendue à toutes les transplantations de Grande Bretagne . Actuellement, dans les transplantations le système immunitaire considère l’organe greffé comme un corps étranger et, logiquement il tente alors de le détruire, comme il le ferait avec un microbe. C’est ce qui explique le phénomène de rejet. Pour lutter contre ce dernier, on doit utiliser des médicaments qui affaiblissent le système immunitaire. Au prix d’un traitement très lourd, le patient conserve son organe greffé, mais devient plus vulnérable aux maladies. La technique développée par les chercheurs anglais consiste à affaiblir le système immunitaire du patient avant la greffe à l’aide d’un médicament spécifique. Lorsque les défenses immunitaires se reconstituent naturellement, elles croient que l’organe nouvellement implanté a toujours été là. Elles ne l’identifient donc pas comme un intrus et ne cherchent pas à le détruire. Pour l’instant, les patients qui ont reçu une greffe avec ce traitement prennent par précaution une légère dose de médicaments immunosuppresseurs. Cette nouvelle technique devrait permettre une diminution sensible du taux de rejet, limiter le nombre d’organes perdus et augmenter finalement le nombre d’organes disponibles pour les malades en attente de greffe.

brève rédigée par @RT flash

BBC News : http://news.bbc.co.uk/hi/english/sci/tech/newsid_538000/538565.stm

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Une biologiste américaine commence à percer les secrets de l’olfaction

Découvrir exactement comment nous sentons, c’est une tâche titanesque à laquelle s’est attelée l’Américaine Linda Buck, l’une des invitées vedettes du récent colloque à Marseille consacré à "l’écologie chimique". Cette chercheuse de la Harvard Medical School est à l’origine des découvertes parmi les plus récentes sur l’olfaction. Les questions qu’elle se pose, qui pourraient être celles d’un enfant de 5 ans, cachent une redoutable complexité : pourquoi le parfum de cette rose jaune est-il différent de celui de cette rose rouge ? Comment sait-on reconnaître des milliers d’odeurs sans se tromper ? On ne le sait toujours pas très bien. C’est au début des années 90 que Linda Buck commence à résoudre l’énigme. Sa stratégie est originale : plutôt que de chercher les récepteurs des odeurs, qui se cachent au bout des millions de neurones olfactifs, elle préfère humer leur cuisine biochimique. Dis-moi quelle cuisine tu fais, je te dirai qui tu es. En l’occurrence, elle découvre que les "cuistots" ne peuvent être que des molécules très spéciales, répondant au nom de "protéines à sept domaines transmembranaires". Elles seules, à l’approche d’une molécule odorante, sont capables de déclencher une telle cascade de réactions biochimiques dans les neurones. Le chaînon manquant entre le nez et l’odeur est découvert ! Elle vérifie très vite son hypothèse grâce à la génétique. Dans les tissus olfactifs, Linda Buck trouve la famille de gènes qui sert justement à la fabrication de ces protéines-récepteurs. Au final, chez le rat, mille gènes différents codent mille types de récepteurs. A côté, la vision semblerait presque primaire, avec ses trois types seulement de photorécepteurs ! En d’autres termes, chez le rat, 1 % du patrimoine héréditaire est dédié à l’olfaction, autant que pour le système immunitaire ! On savait l’odorat vital chez les animaux, la preuve en est faite par les gènes. Chez l’homme, entre 500 et 750 gènes sont impliqués .Lancée sur la piste des récepteurs-sentinelles du nez, Linda Buck remonte maintenant vers le cerveau. Quel chemin, quel réseau emprunte donc l’odeur pour se faire reconnaître ? Même mille sentinelles différentes ne suffisent pas à reconnaître les 10 000 molécules odorantes de l’environnement. "Il faut une combinaison des récepteurs pour coder l’identité de chaque odeur", explique donc Linda Buck. Ainsi pour le patchouli : une panoplie de récepteurs capte ce cocktail de molécules odorantes. Le message chimique est ensuite traduit en excitation électrique, qui court le long des neurones jusqu’au cerveau. Là "s’allument" comme autant de loupiotes des régions particulières du bulbe olfactif. Un motif illuminé qu’il doit reconnaître pour conclure que "c’est du patchouli" ! Reste à comprendre le mécanisme par lequel le cerveau identifie l’odeur comme il sait reconnaître une forme.

Libération : http://www.liberation.com/quotidien/semaine/991130marzj.html

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GÉNÉTIQUE

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La structure d’un chromosome humain décryptée pour la première fois

L’événement est à la fois historique et symbolique : la structure de l’un des plus petits des chromosomes humains, le chromosome 22, vient d’être publiée, jeudi 2 décembre, par le magazine scientifique Nature. Le chromosome 22 fait depuis longtemps, l’objet d’études particulières car un grand nombre de maladies sont provoquées par des anomalies situées sur ce chromosome. C’est ainsi que la perte d’une partie du chromosome 22 a pu être mise en évidence chez des enfants ayant une maladie de coeur congénitale connue sous le nom de " syndrome de Di George ". Di George avait décrit dès 1965 le syndrome qui porte son nom. Il cumule deux défauts de développement qui portent respectivement sur le thymus et sur les glandes parathyroïdes, impliquées dans le métabolisme du calcium. S’y ajoutent des anomalies de la face avec fente du palais, ainsi que des anomalies cardiaques . " C’est la seconde anomalie chromosomique la plus fréquente dans les maladies cardiaques congénitales de l’enfant, après la trisomie 21, décrit le docteur Damien Bonnet, cardiologue à l’hôpital Necker-Enfants malades à Paris. Le type de malformations cardiaques qu’on observe dans le syndrome de Di George représente 50 % des cardiopathies diagnostiquées chez le nouveau-né. "La deuxième maladie rapportée, dans certains cas, au chromosome 22, est la schizophrénie. C’est une maladie mentale sévère, affectant environ 1 % de la population mondiale. Elle est caractérisée par une dissociation progressive et chronique de la personnalité, pouvant associer discordance, ambivalence, sentiment de dépersonnalisation, délires et hallucinations. Son caractère héritable a été suggéré par les études de familles et de jumeaux. " L’identification de gènes de prédisposition à la schizophrénie reste l’un des défis actuels de la génétique médicale. Nous avons découvert que les problèmes psychiatriques étaient fréquents chez les personnes présentant un syndrome de Di George (20 %) et que, chez les schizophrènes, la recherche de délétions dans le chromosome 22 était positives dans 2 % des cas, indique Denis Lacombe. Le chromosome 22 a aussi été impliqué dans des tumeurs cérébrales familiales dues à des mutations du gène responsable de la neurofibromatose de type II. Tout cela n’est qu’un aperçu rapide de certaines des maladies génétiques qu’on a jusqu’à présent attribuées à un mauvais fonctionnement de ce chromosome. Il reste à découvrir les gènes en cause, qui sont encore pour la plupart inconnus. Cette étape va être grandement facilitée par la connaissance de la séquence complète de son ADN. La découverte événement d’une équipe internationale de chercheurs marque une étape importante dans la grande aventure destinée à percer les secrets de l’identité génétique humaine. Après le décryptage du chromosome 22, ils espèrent en effet déchiffrer les 23 paires qui composent le génome au printemps 2000. . Les scientifiques seront alors capables d’identifier quelques unes des 200 000 à 300 000 protéines dont la production est commandée par les gènes et qui servent à faire les êtres humains. La connaissance complète du génome devrait déboucher sur une véritable révolution médicale au début du siècle prochain.

Articles résumés par @RT flash

Nature/2/12/99 : http://www.nature.com/server-java/Propub/nature/402489A0.abs_frameset

Le Monde : http://www.lemonde.fr/article/0,2320,seq-2077-32530-QUO,00.html

Le progrés/2/12:99 : http://www.leprogres.fr/infodujour/France_Monde/

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La méthylation de l’ADN s’avère être une clé fondamentale de la régulation des gènes

Le "syndrome ICF" (pour Immunodeficiency, Centromere instability and Facial anomalies) associe, chez les malades, des signes cliniques variables d’immunodéficience, entraînant des infections à répétition, des anomalies faciales plus ou moins marquées. Le diagnostic est confirmé par l’étude du caryotype (agencement des chromosomes dans le noyau des cellules), qui révèle alors des anomalies caractéristiques : les cellules présentent un défaut de condensation de l’ADN dans certains chromosomes (chromosomes 1, 9 et 16). Une équipe de l’unité 383 de l’Inserm, en collaboration avec des chercheurs américains, anglais et danois, a identifié plusieurs mutations d’un même gène à l’origine d’une enzyme, une "méthyltransférase", qui commande la méthylation de l’ADN. Une autre équipe de l’INSERM avait précédemment montré que ce syndrome était lié à un défaut de méthylation de l’ADN, défaut qui touche préférentiellement certaines régions centromériques des chromosomes. Les derniers travaux de l’INSERM montrent aujourd’hui que ce défaut provient précisément de l’existence de mutations, chez les 5 malades étudiés, dans un gène qui code pour une enzyme, la méthyltransférase 3B, dont la fonction consiste à ajouter de nouveaux résidus "méthyls" sur l’ADN. Or, la méthylation de l’ADN est un moyen privilégié de contrôle de l’activité des gènes : en règle générale, un gène méthylé est un gène inactif. Cette voie de contrôle joue un rôle déterminant, en particulier, au cours du développement de l’embryon, où se produit un jeu constant et subtil de modifications des profils de méthylation du génome. Chez les malades atteints du syndrome ICF, les mutations du gène de la méthyltransférase 3B empêchent cette reméthylation soulignant ainsi l’importance de ce processus dans le développement normal de l’embryon. L’étude des différents gènes des méthyltransférases (on en connaît au moins 4 à ce jour) devrait donc fournir un moyen de choix pour suivre les processus complexes de régulation du génome au cours de l’embryogenèse. Cette perspective devrait permettre, notamment, de mieux appréhender les protocoles de procréation médicalement assistée. Autre enjeu majeur de cette étude : la cancérologie. En effet, on sait depuis longtemps que certains cancers sont associés à des perturbations de la méthylation de l’ADN. Pour mieux comprendre les mécanismes à l’origine de ces cancers, les chercheurs s’intéresseront de près aux profils d’activation ou d’inhibition de ces méthyltransférases. Enfin, dernier grand domaine concerné par cette découverte : l’étude des remaniements chromosomiques. Il s’agira, ici, de vérifier la validité d’une hypothèse étayée par de solides arguments : un déficit de méthylation favoriserait l’apparition de cassures de l’ADN et de remaniements entre chromosomes.

INSERM-Actualités : http://www.inserm.fr/servcom/servcom.nsf/titre/actualite

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ENVIRONNEMENT

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Papier : une enzyme pour rendre les usines moins polluantes

L’Institut national de la recherche agronomique (INRA) a découvert une enzyme qui élimine de manière "spectaculaire" la substance qui jaunit le papier, ce qui pourrait rendre moins polluante une industrie qui utilise massivement des produits chimiques blanchissants. Il y a quelques mois, les chercheurs français ont découvert les propriétés d’un champignon filamenteux qui produit une enzyme, la lacasse, capable d’éliminer de manière très ciblée la lignine, substance contenue dans la paroi des cellules végétales et qui jaunit le papier, a expliqué Marcel Asther, directeur de l’Unité de Biotechnologie des champignons filandreux de l’INRA à Marseille. Le résultat est spectaculaire", a-t-il commenté lors d’un point de presse. "Nous avons aussi découvert que cette enzyme fonctionne trois fois mieux dans les usines qui utilisent de la paille de riz et du blé, comme c’est le cas en Chine, et non du bois", a précisé le chercheur. L’industrie du papier est l’une des plus polluantes au monde", a déclaré M. Asther. "Pour blanchir la pâte à papier, il faut utiliser des produits blanchissants qui sont rejetés avec les eaux usées, avec des risques cancérigènes. Il faut aussi de grandes quantité d’eau : 20 m3 d’eau en France par tonne de pâte à papier et 100 m3 d’eau en Chine". Ce procédé biologique permet de réduire de moitié la quantité de produits chimiques nécessaires. Autre avantage, l’enzyme s’attaque spécifiquement à la lignine sans altérer la qualité du papier, contrairement aux produits chimiques : la résistance à la déchirure est accrue de 25%, élément capital pour les industriels, a poursuivi le chercheur. L’enjeu est de taille en Chine, deuxième producteur mondial de pâte à papier, élaborée à 75% à partir de paille de riz et de blé, mais qui doit importer du papier de haute qualité (3 milliards de dollars en 1996).Actuellement, la Chine utilise 20 kilos de papier par habitant et par an, contre 250 kilos par habitant en Europe. "Le jour où les Chinois augmenteront leur consommation de papier, il risque de ne plus y avoir de bois disponible sur Terre", a lancé M. Asther.

AFP/2/12/99 : http://www.actualinfo.com/fr/sciences/depeche.cfm ?depeche_Index=87705&cat=14

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ÉDUCATION

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Encyclopédiquement vôtre

Le dictionnaire, c’est un peu une histoire de famille chez les Robert. Jérôme, petit-fils de Paul, le fondateur du dictionnaire Robert, s’est inspiré des techniques lexicographiques et analogiques qui ont fait le succès de son illustre grand-père, pour proposer la première encyclopédie scientifique à consulter gratuitement sur l’Internet. Le Dictionnaire interactif des sciences et techniques est en ligne depuis la mi-novembre. Il propose 5 000 définitions à destination d’un public le plus vaste possible, sous le parrainage d’un aréopage prestigieux d’hommes de science, du physicien Jean-Louis Basdevent au président de l’Académie des sciences Guy Ourisson en passant par le pionnier de l’informatique Jacques Arsac. Liens hypertextes multiples, série de niveaux de complexité dans les définitions, possibilité d’obtenir des bibliographies et d’aller plus loin via des forums... le Dictionnaire, qui a nécessité près de trois ans de travail, est la vitrine qualitative de Sciences en ligne, le site des éditions de l’analogie, créées sur les fonds propres de Jérôme Robert en 1996. Pour soutenir un multimédia "didactique" qui contribue à "l’élargissement de la diffusion de l’information scientifique et technique, notamment en direction de publics non spécialistes", Sciences en ligne a fait appel à des scientifiques, mais aussi à des rédacteurs spécialisés, dont les écrits sont en permanence vérifiés par le comité de parrainage. Ambition affichée : lutter contre l’absence de validation des contenus scientifiques sur l’Internet tout en rendant l’information accessible. Le dictionnaire est d’ailleurs enrichi par des fiches d’actualité. Jérôme Robert, 32 ans, passé par l’Ecole polytechnique et celle des Mines, est persuadé que l’offre éditoriale gratuite ne peut que se multiplier en matière de diffusion des sciences et techniques sur l’Internet.

Libération : http://www.liberation.com/multi/actu/semaine991122/spec991126d.html

http://www.sciences-en-ligne.com/Frames_Dictionary.asp

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AGENDA

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Le nouveau Forum des Innovations Pédagogiques à Lyon en mars 2000

Le nouveau Forum des Innovations Pédagogiques et des NouvellesTechnologies Educatives se tiendra à l’EM Lyon les 29, 30 et 31 mars 2000 http://www.em-lyon.com Ce forum réunira les professeurs de Management des universités et des grandes écoles et les professionnels des Nouvelles Technologies. Les participants pourront bénéficier des communications d’expérimentations pédagogiques entreprises par leurs collègues, approfondir leurs connaissances sur l’usage des NTE lors de séminaires thématiques, participer à des ateliers de démonstration de produits pédagogiques et rencontrer, dans les espaces de découverte, des éditeurs. Les professeurs souhaitant présenter une communication peuvent d’ores et déjà obtenir le formulaire auprès de Michel Tarder : tarder@em-lyon.com

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