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Édito : Les nanotechnologies ont 50 ans !
Les incertitudes sur l’évolution climatique doivent-elles justifier l’immobilisme ?
Face aux attaques et remises en cause violentes et souvent injustifiées qui se déchaînent depuis quelques semaines contre les travaux du GIEC et ses recommandations aux responsables politiques, il faut rétablir quelques vérités (Voir mon éditorial du 12-03-2010).
Contrairement à ce qu’affirment les "climatosceptiques", les scientifiques savent aujourd’hui faire la part entre les causes naturelles et les activités humaines.
Les scientifiques du GIEC n’ont jamais évoqué une quelconque disparition de l’homme ou toute autre apocalypse telle que certains sceptiques aimeraient bien faire croire. Mais une chose est sûre : le niveau de CO 2 atmosphérique a augmenté ces dernières années plus vite que ne le prévoyait le pire scénario du Giec. Il reconnaît que la Terre est évidemment soumise à des variations climatiques cycliques, mais sur de grandes échelles de temps, alors que nous assistons depuis 150 ans à une accélération sans précédent du rythme de concentration de CO2 dans l’atmosphère et du rythme du réchauffement global.
Nous pouvons bien entendu nous mettre la tête dans le sable et, invoquant des incertitudes inévitables dans notre compréhension du climat, continuer à nier la responsabilité de l’homme et de l’utilisation massive des énergies fossiles (pétrole, gaz et charbon) dans le réchauffement global de la planète mais une telle attitude ne fera pas disparaître la réalité du problème auquel est confrontée l’humanité et ne peut que justifier l’immobilisme et le conservatisme. Ce sont nos enfants et petits enfants qui feraient les frais de cet aveuglement irresponsable.
Nous avons donc la responsabilité historique et le devoir moral, tout en poursuivant le débat scientifique de manière rigoureuse, ouverte et sereine, de commencer à agir maintenant pour prendre toutes les mesures nécessaires, même si elles sont difficiles, parfois impopulaires et remettent en cause nos habitudes et modes de vie, en nous appuyant sur les avancées scientifiques nombreuses, raisonnables et convergentes dont nous disposons pour éviter ou limiter les effets du dérèglement climatique pendant qu’il en est encore temps.
René Trégouët
Sénateur honoraire
Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
e-mail : tregouet@gmail.com
